Auteur Sujet: la nuit noire  (Lu 88275 fois)

cindy cenobyte

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la nuit noire « Réponse #45 le: juin 13, 2008, 09:03:09 am »
on sent que certaines collégiennes vont être beaucoup touchées elles aussi dans les heures à venir, au point qu' elle risquent d' avoir du mal à s' assoir
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la nuit noire « Réponse #46 le: juin 13, 2008, 12:47:11 pm »
Et bien je viens de tout me lire d'un coup. Et ben chapeau bas !
Ton personnage me fais un peu penser au psychopat dans la première partie des "racines du mal" peut-être le seul livre de Dantec qui vaille le détour.
Il me tarde de lire la suite.

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Picasso

konsstrukt

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la nuit noire « Réponse #47 le: juin 15, 2008, 20:30:54 pm »
(merci, merci, je suis touché, je pense que si ce foutu roman trouve un éditeur dans pas trop longtemps, je le dédierai aux canniches cannibales - au moins ça fera rire les cent vingt malheureux qui l'achèteront)

***


(gravure : jean-marc renault - jmr02.blogspot.com)

***

43 : 24

Tout le long du lycée, ma vie, c’était ça. Entre quatorze et dix-sept ans. Je n’ai aucun souvenir. Aucun détail à part ça. Comme une longue journée, qui les aurait toutes absorbées, une journée sans début réel ni fin véritable, un lent dégradé, une boucle imperceptible avec d’infimes variations. Quelques éclats au cours de la nuit, des images incroyables, plus besoin des démons, ils m’avaient donné leur fluide et leurs pouvoirs. Je n’avais plus besoin d’eux puisque j’étais un des leurs.
Le ménage, l’école, ma grand-mère, cette salope insupportable, geignarde, cette pute infecte, la vie réelle, ce cauchemar gris, ça ne comptait pas. J’avais ma tête, mon sanctuaire béni, mon église, ma cathédrale, je m’y réfugiais tout le temps.
Et les livres. Les loups et les ours m’apprenaient tout ce que je devais être. Je me suis mis aussi au sport. J’avais des livres d’arts martiaux. Je faisais des katas, des pompes. Seul. Je devenais fort, tonique. Vif. Je devenais rusé, silencieux et dangereux. Je devenais un assassin, un ninja. Personne ne savait. Trois ans. D’entraînement. De simulations. De pensées, de fantasmes, de répétition. Et c’était merdique, ces trois ans. Lamentable. Je pleurais beaucoup. Je savais que c’était nécessaire. Cinq ans pour ne plus être humain et je n’étais plus rien. Il fallait du temps pour devenir ce que je voulais être. Un robot-tueur. Un loup-garou. Un vampire. Un monstre. Une chose unique et terrible.
Le jour de mes dix-sept ans. C’était le moment important, la dernière étape. La naissance, ou la renaissance. J’étais prêt, j’étais devenu un prédateur. J’étais né, une deuxième fois.
Je regardais mon corps. Il était magnifiquement dessiné. Mes muscles étaient parfaits. Les gestes souples, la vitesse, l’élégance. J’étais devenu une machine à tuer. J’étais devenu ce que j’étais destiné à être. Un fauve. J’étais devenu un prédateur. Je me trouvais beau. Pas les autres. Je me trouvais très beau et je m’aimais. Je n’aimais que moi. J’avais trouvé l’amour, et pour mes dix-sept ans, j’allais tuer. N’importe qui.

44 : 23

Le matin de mon anniversaire je n’ai pas été à l’école. J’ai pris le bus jusqu’à la gare. J’ai embarqué dans un TER, en utilisant l’argent des courses pour payer mon billet. Je suis descendu dans une ville pas loin d’ici. J’ai compté sur la chance. J’ai traîné à la poste. J’ai suivi un petit vieux jusque devant chez lui. Je l’ai suivi dans son immeuble. Il n’y avait que nous deux. Je l’ai dépassé et j’ai pris un étage d’avance sur lui. Il montait et je montais aussi. Silencieusement. Son sac de courses bruissait. Ses pieds glissaient sur les marches. Il a ouvert sa porte à clé. Je suis revenu vers lui, je l’ai poussé à l’intérieur de son domicile, il est tombé. J’ai refermé la porte à clé le temps qu’il se relève, choqué. Il saignait de la bouche. J’ai l’ai tué rapidement, en heurtant son crâne contre le sol. Mes mains étaient poisseuses de sang. J’ai cherché la salle de bain, et je me les suis lavé. Ensuite j’ai nettoyé le lavabo de toute trace de sang.
Je suis revenu auprès du corps et je me suis déshabillé. J’ai choisi un couteau à viande, dans la cuisine. Dans la chambre, j’ai cherché une couverture épaisse et j’ai installé le corps dessus. J’ai découpé la tête. J’ai découpé les bras au niveau des épaules et puis les jambes au niveau des hanches. J’ai tranché chaque membre en deux et j’ai détaché les mains et les pieds. Le sang me recouvrait. J’ai détaillé les couilles. Je les ai fait frire à la poêle et je les ai mangées. J’ai écrit des insanités sur la poitrine avec le couteau.
J’ai rempli une première valise avec la majeure partie du corps et une deuxième avec ce qui restait plus la couverture et les vêtements. J’ai tout nettoyé, je me suis douché et je me suis rhabillé.
Il était midi. J’ai repris le bus. Je me suis débarrassé des valises. Je suis retourné à l’école.

45 : 22

J’aimais bien les supermarchés, à cette époque. C’était mon unique lien avec le monde. Les gens m’écœuraient et me faisaient peur.
Tout au long de ma dix-septième année, en allant faire les courses, je suivais des femmes. Mes futures proies. Je les suivais et je les observais. Je les écoutais. Le soir, ensuite, je pensais à elles. Je les choisissais en fonction de leur ressemblance physique avec ma mère mais je ne m’en suis pas rendu compte tout de suite. La voix était importante. Des femmes de quarante ans environ qui portaient des jeans serrés, des baskets de toile claire, des pulls colorés laissant voir les épaules et l’absence de soutien-gorge. Des femmes minces, blondes, avec des petits seins et des fesses inexistantes, qui se maquillaient beaucoup et avaient des cernes. Je les suivais pour voir ce qu’elles achetaient. Elles ne devaient pas avoir d’enfant ni de mec. Je les voulais seules. Il fallait qu’elles achètent peu de légumes, des conserves, des plats surgelés, des soupes en brique et en sachet, des paquets de céréale, des gâteaux, de l’alcool mais ni bière ni vin, uniquement des alcools forts, du maquillage, des produits pour le bain, du parfum.
Je m’approchais près d’elles, je sentais leur odeur. Le parfum devait être fruité et assez léger pour ne pas masquer complètement l’odeur de tabac. Il fallait qu’elles me fassent bander, qu’elles me donnent envie de leur lécher la chatte et de leur fourrer ma bite dans le cul.
Je marchais dans le supermarché jusqu’à en trouver une. Il y en avait toujours une. Et puis je la suivais jusqu’aux caisses. J’enregistrais tous les détails, sa manière de respirer, son odeur. Je me tenais assez proche pour pouvoir faire ça. Mais je ne leur parlais pas et ne les touchais pas. J’accumulais des informations que je gardais en mémoire jusqu’au soir. Je me formais d’elle l’image la plus complète possible.
Avant de retourner à la maison, quelquefois, je regardais leurs voitures et je recopiais leurs plaques minéralogiques.

Nadiya

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la nuit noire « Réponse #48 le: juin 17, 2008, 15:57:23 pm »
ba jé adore pas tt voila simplemen!!! E gro tè troooo genti pi tro tro for, possib!!! mé jte fé pa pl1 de gro bizou kar t tro glok !!!!!!  smiley9

sqaw lee

  • Velextrut sarcoma
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la nuit noire « Réponse #49 le: juin 17, 2008, 16:23:53 pm »
dans l'univers de notre héros du mal, tu resterais pas vivante bien longtemps ma pauvre nadiya smiley18

Le caca ne fait pas tourner la terre, mais rend l'amour plus agréable !
Poil pour tous et tous à poil !
J'ai fait kk à ikea !
Les rêves sont au cerveau ce que le caca est aux intestins !
ça a l'air bien pour ceux qui aime bien!

doppelganger

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la nuit noire « Réponse #50 le: juin 17, 2008, 16:58:56 pm »
NADIYAYA est donc une femme de quarante ans environ
qui porte des jeans serrés, des baskets de toile claire,
des pulls colorés laissant voir les épaules
et l’absence de soutien-gorge.

NADIYA est femme mince, blonde, avec des petits seins
et des fesses inexistantes, qui se maquille beaucoup
et a vlà  les cernes.

NADIYA n'a ni enfants ni  mecs .  

NADIYA achète peu de légumes, des conserves,
des plats surgelés, de l'alcool en brique et en sachet,
des paquets d'alcool, des gâteaux, de l’alcool style bière,
vin et des alcools forts, du maquillage,
des produits pour le bain, du parfum.

 smiley14

sqaw lee

  • Velextrut sarcoma
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la nuit noire « Réponse #51 le: juin 17, 2008, 18:03:55 pm »
non ça c'est le profil de celles qu'il aiment...il prend le tps de les connaitre, pour mieux les chasser...à mon avis il réserve un autre sort aux purges telle que Nadiya smiley5

Le caca ne fait pas tourner la terre, mais rend l'amour plus agréable !
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konsstrukt

  • Vicomte des Abysses
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la nuit noire « Réponse #52 le: juin 23, 2008, 09:21:17 am »

(gravure : jean-marc renault - jmr02.blogspot.com)

***

46 : 21

Le soir, je me branlais dans mon bain. Je n’avais plus ma mère. Je prenais des bains en pensant à elle. Je n’en revenais pas qu’elle puisse me manquer. C’était un sentiment détestable. Je me branlais en pensant à ses pipes, aux cris de ses orgasmes ; je me branlais en pensant à sa chatte, à son cul, à sa façon de me serrer les couilles quand elle voulait que je la prenne comme une brute. Je mélangeais toutes les images. Les souvenirs de ma mère et le fruit de mes errances et de mes observations dans les supermarchés, et j’y rajoutais mes autres fantasmes. Les enfants de ces femmes, menottés au radiateur, qui me regardaient baiser leur mère par tous les trous, leur mère horrifiée au début, à mes ordres ensuite, à mes pieds, frissonnante. Les enfants que je libérais et qui venaient la bourrer à leur tour, qui venaient la remplir de leur sperme juvénile, avant de mourir. Toutes sortes de mises à morts, toutes sortes de tortures. Mais j’en concevais de la frustration, à la longue. Tout ça tournait en rond, et ne me satisfaisait plus. Je me retrouvais à nouveau coincé, pris entre les jérémiades de ma grand-mère et l’oppression de l’école, incapable de satisfaire à mes instincts de prédation. Ma seule échappatoire était la masturbation, qui devenait compulsive et ne m’apportait plus rien, plus aucun soulagement, juste assez de force pour survivre à la journée suivante. C’était peu. Presque inutile. Je me sentais comme un camé en fin de parcours. Ca devait changer, mais je ne trouvais plus la force ni la volonté pour opérer ce changement. J’étais épuisé. Ma vie m’avait épuisé. Tuer un vieux ou une vieille, après deux ou trois tentatives, se révélait inepte. Tout était terne. Je vivais dans ma tête, et là tout allait bien, mais j’étais à l’étroit. Mon espace vital s’amenuisait. J’aurais pu sombrer, si un événement ne m’avait pas libéré. Un événement inattendu qui a rendu effective ma deuxième naissance.

47 : 20

Un matin, ma grand-mère était morte. Devant la télé. Je l’ai trouvée au matin, une semaine avant les vacances de la Toussaint. J’ai éteint le poste et j’ai savouré le silence pendant un petit moment. A en juger par son visage inexpressif, elle n’avait pas du souffrir. Un peu de sang avait coulé de son œil gauche et formé une traînée le long de sa joue et son dentier avait glissé hors de sa bouche. Elle était assise sur le canapé, un châle posé sur ses genoux, Téléstar ouvert à côté d’elle à la dernière page qu’elle avait lu. Sur le châle et sur la page gauche du magazine, il y avait quelques gouttelettes de sang. Je l’ai imaginée en train de tousser et mourir.
J’ai récupéré son dentier et je l’ai posé sur le téléviseur. Ensuite, j’ai déplié ma grand-mère, puis allongé sur le canapé. J’ai du forcer pour passer outre le début de rigidité cadavérique. Une fois couchée, j’ai ôté les vêtements que j’ai pu, et découpé le reste. J’ai regardé son corps nu. Sa chatte était parsemée de poils gris et court, légèrement bouclés. Je l’ai rasée. J’ai passé un long moment à observer sa vulve, à la sentir, à la goûter. J’y ai introduit un doigt mouillé de salive. C’était doux à l’intérieur, beaucoup plus doux que je ne le pensais. J’imaginais sa chatte rêche. Je l’ai godée avec une courgette trouvée au réfrigérateur. Ca m’a fait bander. Je me suis enduit la bite de beurre, et je l’ai baisée. J’ai joui en elle. Je me sentais mieux, après. Ca faisait longtemps que je n’avais pas baisé. Je l’ai ensuite pénétrée par le cul (je me suis retrouvé avec la bite pleine de merde, à cause du relâchement post-mortem des sphincters), et puis par la bouche, sans me nettoyer. Sa bouche dépourvue de dents était douce comme une chatte. J’ai laissé des traces de merde sur ses lèvres et sur ses gencives. J’avais joui trois fois en quinze minutes.

48 : 19

Je ne suis pas retourné à l’école. Je pensais à Virginie et Florence. Surtout à Florence, comme ça serait facile de l’emmener ici. A la cave. Et de lui faire tout ce que je veux. Comme un entraînement avant la vraie chasse. Toutes ces putes, au supermarché. J’allais enfin savoir, j’allais enfin comprendre. J’allais enfin tout comprendre. J’allais être ce que je voulais. J’allais sortir de ma tête. Le monde allait devenir ma tête. Je jubilais. J’ai passé sept jours jusqu’aux vacances, à jubiler. Je ne mangeais presque pas, je ne dormais presque pas. Je ne suis sorti qu’une fois, pour me rendre au supermarché, pour choisir quelqu’un. Je ne faisais rien d’autre que me branler en pensant à Florence, et baiser ma grand-mère qui se décomposait lentement. Il faisait froid. Son cul est devenu trop étroit dès le deuxième jour. Je lubrifiais les parois de sa chatte et l’intérieur de sa bouche avec de l’huile de cuisine. Il n’y avait aucun rituel, juste une satisfaction physique et gratuite. J’engloutissais de la  nourriture sans savoir ce que c’était, je dormais une heure ou deux n’importe quand. Ma dernière transformation. Voilà ce que c’était. J’abandonnais les dernières traces d’humain, je devenais le prédateur qu’il convenait que je sois. Je satisfaisais les désirs des démons, je devenais l’un des leurs. Florence, ça serait mon dernier entraînement, et aussi mon cadeau de baptême.
Au dernier jour avant les vacances, j’ai découpé ma grand-mère en morceaux, de la même manière que j’avais procédé pour le vieux, quelque temps plus tôt. J’ai emballé les morceaux dans des journaux, et j’ai enfermé le tout dans des valises et des sacs.
A la maison, la dernière nuit, je me suis senti seul. Je n’ai pas pu dormir. Mon esprit bouillonnait. Je n’avais pas été comme ça depuis longtemps. J’étais fébrile, énergique, plein de vie et de puissance. C’était un ensemble de sensations délicieuses.
Je savais ce que j’allais faire de Florence. Chaque geste était dans ma tête, précis et inexorable.


***

(ps : soutien costes : voir le topic abattoir)

TéléTuneS

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la nuit noire « Réponse #53 le: juin 23, 2008, 09:28:06 am »
Encore une fois, vivement lundi prochain ! smiley14  smiley19

doppelganger

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la nuit noire « Réponse #54 le: juin 24, 2008, 13:27:32 pm »
WWWAAOURG !!! c'est de plus en plus épique.
Je me demandais , genre truc  à la con : si c'est imprimé est ce qu'il y aura les gravures avec?

konsstrukt

  • Vicomte des Abysses
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la nuit noire « Réponse #55 le: juin 24, 2008, 13:54:51 pm »
très difficile à dire ; ça dépendra de l'éditeur...

konsstrukt

  • Vicomte des Abysses
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la nuit noire « Réponse #56 le: juin 30, 2008, 09:44:49 am »
http://storage.canalblog.com/79/67/25739/27362295.jpg
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49 : 18

Au supermarché. Je m’y suis rendu une autre fois, pour choisir par laquelle je commencerais, le moment venu. Quand l’entraînement avec Florence serait terminé. J’ai bien cherché, et je l’ai enfin trouvée, au rayon presse.
Son aspect physique me fascinait. Elle aurait pu être la sœur de ma mère, en plus sexy encore. Elle portait un pantalon rouge sombre qui lui moulait les fesses et l’entrejambe, des baskets noires et un pull informe vert clair qui masquait sa petite poitrine. Elle avait des bagues de pacotille, un collier doré, et elle était maquillée comme une pute ou une lycéenne. Elle avait les yeux clairs, les lèvres fines, la peau sèche et un reste d’acné. On voyait les racines châtain de ses cheveux teints en blond vénitien. Ses cernes et ses yeux envapés lui donnaient un air vaseux.
Je me suis installé près d’elle. J’ai feuilleté des magazines de filles, je ne sais plus quels titres. Je me souviens par contre avoir éprouvé de l’angoisse, parce que c’est à ce moment précis que j’ai constaté qu’il y avait ici tellement de sources lumineuses que personne n’avait d’ombre. Ni moi, ni personne. Dès cette découverte, j’ai cessé d’aimer les supermarchés. J’avais lu quelque part, dans un livre, que les sorciers peuvent voler l’ombre de quelqu’un en marchant dessus ; ensuite, lorsqu’ils possèdent l’ombre, ils peuvent faire ce qu’ils veulent de la personne. La faire agir comme une marionnette, influencer ses émotions et ses pensées, provoquer des maladies, et même la tuer. J’ai compris, en voyant l’absence des ombres, que les supermarchés et les écoles poursuivaient le même but : me réduire, me trancher. M’aliéner.
Pendant ce temps, elle avait bougé. J’ai interrompu le fil de mes pensées pour la retrouver.
Elle était au rayon des légumes et prenait un paquet de pommes de terres pelées et précuites. Dans son chariot, il y avait des yaourts allégés, du café soluble et des produits surgelés.
J’ai eu une érection. C’était elle. Je l’ai suivie jusqu’à sa voiture.

50 : 17

La nuit, j’ai pensé à elle. Je me suis soulagé dans la bouche de ma grand-mère en imaginant cette femme. Je l’appelais Nicole. Le prénom de ma mère. Je lui faisais tout. Ca se passait d’abord dans sa voiture. Je récitais sa plaque d’immatriculation que j’avais apprise par cœur. J’avais savonné et huilé la bouche et la chatte de ma grand-mère. Je criais le prénom de ma mère, je récitais en criant les chiffres de la plaque d’immatriculation. Comme une incantation. J’essayais de visualiser son domicile. Tous les détails. Le programme télé. Elle lisait Téléstar. Elle avait des cassettes de films d’action et de polars. Elle écoutait Cabrel. Je lui prenais le cul en l’insultant. J’imaginais chaque détail de son corps, je faisais appel à mes souvenirs. L’étroitesse de la chatte de ma mère. Ses seins plus petits que mes mains. Son cul qui se cambrait vers moi quand je la prenais en levrette.
Nicole. Le couvre-lit. Le parfum qu’elle utilisait. L’odeur de ses pieds une fois les chaussures enlevées. Des chaussettes en coton blanc. L’odeur de sa chatte, l’odeur de sa sueur. Sa langue. Les cris rauques qu’elle poussait quand elle jouissait. Le bruit de gorge qu’elle faisait en avalant mon sperme étalé sur sa langue, en une seule fois. Son haleine, chargée de tabac et de whisky.
Je me suis retiré de ma grand-mère et j’ai continué seul. Je me suis branlé encore cinq ou six fois. Je ne pensais pas seulement à des scènes sexuelles mais aussi à la mort de cette femme, à la façon pas encore très précise dont j’allais la tuer. Est-ce que les démons allaient revenir ? J’avais peur d’être déçu. Je suis retourné quelques fois encore au supermarché. Sans entrer dedans. J’ai juste cherché la voiture. J’ai attendu toute la journée. Deux fois elle est revenue. Je me suis dit qu’elle faisait les courses tous les deux jours. Elle venait vers dix-huit heures. Peut-être après son travail. J’étais excité et je pensais aussi à Florence.

51 : 16

La nuit précédant la veille des vacances j’ai rêvé de ma mère. Elle était nue, à l’exception de collants blancs. Elle était allongée sur le lit, les yeux fermés, et elle souriait. Elle avait l’air détendue comme si elle venait de jouir. J’étais présent moi aussi. En érection. Au réveil je me souvenais de l’érection mais je n’arrivais pas à savoir si j’étais enfant ou si j’avais dix-sept ans. Je me suis frotté sur les collants jusqu’à l’éjaculation. Il y avait du sperme sur le ventre et le nombril. Après cette scène j’étais habillé. Ma mère était allongée et portait toujours les mêmes bas blancs, rien d’autre, et du sperme formait une flaque sur la totalité de son visage. J’avais des ciseaux à la main. J’ai découpé les collants à partir de l’entrejambe, vers le haut. Les bouts pointus des ciseaux ripaient contre la chair. Du sang maculait petit à petit le nylon. Ma mère ne disait rien ; elle souriait toujours. Les collants une fois découpés en deux, j’ai ensuite découpé sa chatte de la même manière, de bas en haut tout le long de la fente. Il y a eu cette fois-ci un flot de sang épais et chargé de grumeaux noirs. J’ai laissé les ciseaux et j’ai écarté les deux pans de chair, le plus possible, pour y entrer ma tête. J’ai introduit ma tête tout entière dans la chatte déchirée de ma mère. Je me suis réveillé à ce moment-là.
J’ai laissé passer un peu de temps et je me suis levé. Ensuite j’ai enduit la main de ma grand-mère d’eau savonneuse et je me suis fist-fucké avec tout en me branlant. La jouissance a été très forte, et strictement physique. Sans aucune image. Quand j’ai retiré le poing, il y avait un peu de sang à moi dessus, et des traces de merde. J’ai senti. J’ai aimé le mélange de mes odeurs avec celles de la chair corrompue. Ca a été mon dernier rapport sexuel avec ce corps.

cindy cenobyte

  • Velextrut sarcoma
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la nuit noire « Réponse #57 le: juin 30, 2008, 10:37:35 am »
Florence va bientôt resembler à une peaupiette de veau fourrée :horror:  :horror:  :horror:  :horror:
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la nuit noire « Réponse #58 le: juin 30, 2008, 12:23:09 pm »
Mamie était pas censée etre débité en morceaux? Je vais relire ou alors ya des flashbacks. smiley10
Mis à part ça l'ambiance sexuel / morbide me rapelle
vaguement certains passage de glamorama de B.E.Ellis
qui m'avaient bien plus.

cindy cenobyte

  • Velextrut sarcoma
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la nuit noire « Réponse #59 le: juin 30, 2008, 13:04:08 pm »
Citation de: "doppelganger"
Mamie était pas censée etre débité en morceaux? .


Ca n' empeche pas l' amour   :moignon:  :tronc: smiley23
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