Auteur Sujet: De l'épilation et du language de la presse féminime  (Lu 17952 fois)

Staross

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De l'épilation et du language de la presse féminime « Réponse #75 le: juin 10, 2011, 13:11:56 pm »
Une manière plus clair de présenter les choses peut-être :

A-t-on le choix de se reproduire ou non ?

1. Non, nous sommes déterminés dans nos choix. La question devient : quelles sont les causes qui font que quelqu'un se reproduise ou non. Causes possibles : déterminisme génétique (instinct de reproduction), conditions socio-économiques, histoire personnelle, etc.

2. Oui on a le choix. La question devient : est-il souhaitable de se reproduire ? Arguments possibles :  il est bon de se reproduire comme ça j'aurai quelqu'un pour s'occuper de moi quand je serai vieux. Il est mauvais de se reproduire car les ressources de la planète sont déclinantes. Il est bon de se reproduire car j'aime bien les gosses, etc...

(en science la nature c'est un synonyme de l'univers, le monde, c'est l'ensemble de ce qui existe)

weroz

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De l'épilation et du language de la presse féminime « Réponse #76 le: juin 10, 2011, 13:40:57 pm »
c'est parce que tu poses le problème de façon individuelle

pour une espèce, ce n'est pas un choix, c'est vital pour elle de se perpétuer, à long terme il en va de son existence même

pour un individu c'est une faculté naturelle qu'il utilisera ou non selon les critères dont tu parles

donc si j'admets être un individu unique qui fait des choix, j'en suis pas moins membre d'une espèce déterminée qui était là avant moi et qui sera toujours là quand j'aurais trépassé

en fait je regarde les choses sur une échelle de temps plus longue, dans le contexte du monde vivant, je ne place pas l'homme en dehors, tout seul au milieu du vide, dans le carcan de sa brève vie

aprés on peut considérer que l'homme peut s'extraire du monde vivant pour se placer au dessus de lui et de ses fondamentaux, moi je pense que non, et quand cela arrive, la réalité des choses reprend vite le dessus, et toutes les idéologies qui tendent à régir la natalité, que ce soit les ginks, les chinois ou les libéraux jouisseurs, pour moi c'est mortifère donc à long terme non viable collectivement parlant.
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bernard2000

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De l'épilation et du language de la presse féminime « Réponse #77 le: juin 10, 2011, 14:53:46 pm »
(je n'ai pas trouver de vérification à ce que j'énonce après, c'est donc partiellement faux, mais pour des raisons que je n'ai pas besoin d'expliquer je vais considérer que c'est vrai. Et puis je suis moins bourré qu'hier soir, je vais donc essayer de dire des trucs plus compréhensibles).

ce que j'essayais de dire c'est que si tu parles de nécessité tu induits que la reproduction pour la survie de l’espèce est naturel. Or il est facile de considérer un fait (l’espèce veut survivre) et de le naturaliser (donc on se reproduit) et hop pirouette, la nature dit "tu veux survivre, fais des bébés".
(bon jusque la c'est peut être pas beaucoup plus clair).

Il est dangereux de considérer la reproduction comme un déterminisme génétique, cela nous empêche totalement de voir les injonctions économique-politique sous-jacente (l'église a toujours eu un intérêt économique a contrôler les mariages/naissances, et le grand capital en tire un profit sur lequel on n'a pas trop besoin de s’étendre je pense) et dissimule un système d'oppression de masse d'une majorité d'individu (qui en fait n'en sont pas vraiment)...
(jusque la tout est vrai, quoique, peut être manquant un peu d’étayage)

(la partie partiellement fausse)

il y a des espèces animales, les dauphins je crois, qui dans le but de réguler leurs populations tuent leurs petits. on peu peut être considérer que pour la survie de leur espèce la reproduction n'est pas toujours nécessaire...

(désolé ça doit rester un peu confus et obscur peut être, mais j'ai quand meme la gueule de bois)

on les aura ! :smiley23:

weroz

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De l'épilation et du language de la presse féminime « Réponse #78 le: juin 10, 2011, 15:48:09 pm »
ça me donne envie d'écouter "L'alcool" de tzii

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si tu parles de nécessité tu induits que la reproduction pour la survie de l’espèce est naturel. Or il est facile de considérer un fait (l’espèce veut survivre) et de le naturaliser (donc on se reproduit) et hop pirouette, la nature dit "tu veux survivre, fais des bébés".


il faut bien parler de nécessité autant que de liberté, c'est bien les deux pôles du problème

pour reprendre ton raisonnement, tu dis "l'espèce veut survivre", je dirais plutôt: elle vit, point, donc elle se reproduit, donc ta formule devient "on vit donc on a fait, on fait, et on fera des bébés" : pas de mode impératif dans ma phrase, un pronom personnel indéfini, et le passé et le futur en supplément

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Il est dangereux de considérer la reproduction comme un déterminisme génétique, cela nous empêche totalement de voir les injonctions économique-politique sous-jacente (l'église a toujours eu un intérêt économique a contrôler les mariages/naissances, et le grand capital en tire un profit sur lequel on n'a pas trop besoin de s’étendre je pense) et dissimule un système d'oppression de masse d'une majorité d'individu (qui en fait n'en sont pas vraiment)...
(jusque la tout est vrai, quoique, peut être manquant un peu d’étayage)


en répondant à staross je voulais dire que les déterminismes et la liberté totale pouvaient très bien être les deux pôles entre lesquels nous évoluons, c'est justement la façon la plus modérée de voir les choses je trouve, rien de dangereux là-dedans, car si tu me suis bien, dans mon raisonnement nier les déterminismes naturels ou les ériger à l'état de loi sont les deux extrêmes qui constituent nos limites, et au delà desquels nous ne pouvons plus vivre soit individuellement soit collectivement

pour les dauphins je connais pas l'exemple, j'en ai avec des chats, ou en dehors de la reproduction le processus de necrose des tissus dans le froid extrême me semble être du même type de comportement du vivant, dans tout les cas il y a un stress induit par l'extérieur, c'est toujours dans une optique de défense face à quelque chose dans l'environnement qui ne va pas, manque de nourriture ou conditions hostiles.

on retrouve la problématique de ces femmes stressées par leur environnement. et là au lieu de priver les femmes de la possibilité de la maternité, on voit plutôt la nécessité de trouver un système économique qui puisse se développer harmonieusement avec l’environnement naturel que constitue le vivant, nous compris.

je crois que ça se tient bernard   smiley22
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De l'épilation et du language de la presse féminime « Réponse #79 le: juin 10, 2011, 18:48:25 pm »
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2. Oui on a le choix. La question devient : est-il souhaitable de se reproduire ? Arguments possibles : il est bon de se reproduire comme ça j'aurai quelqu'un pour s'occuper de moi quand je serai vieux. Il est mauvais de se reproduire car les ressources de la planète sont déclinantes. Il est bon de se reproduire car j'aime bien les gosses, etc...


t'as oublié l'argument le plus important p-e "je me reproduis car j'ai envie de connaitre l'expérience de la maternité !" ?
car j'ai surtout envie de savoir ce que ça fait d'avoir des gros seins ! :stupid:
désolée smiley10

nan mais j'veux dire ya un côté un peu surnaturel dans l'enfantement qui dépasse la science, les réflexions intellectuelles, c'est comme quand on plante une graine d'un truc dans la terre, qu'on l'arrose et qu'on le regarde pousser ! ça a quelquechose de magique un peu non ?
c'est quoi le truc qui fait que ça pousse ? bien sur la science a compris comment ça fonctionne mais pourquoi ça fonctionne ? ça on sait pas !

Le caca ne fait pas tourner la terre, mais rend l'amour plus agréable !
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ça a l'air bien pour ceux qui aime bien!