Auteur Sujet: Autorite de surete nucleaire  (Lu 36430 fois)

sarah porte

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Autorite de surete nucleaire « Réponse #15 le: janvier 22, 2009, 21:47:32 pm »
Citation de: "högström"
AUTONOMY..
construisez votre petite éolienne (pas besoin de bcp de vent, 30km/h suffit).. ou du mini hydrolique si vous avez ne serait-ce qu'un petit ruisseau qui coule au fond du jardin..
:


as tu un lien qui explique comment faire un eolienne ( avant que je cherchasse sur google )

riz

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Autorite de surete nucleaire « Réponse #16 le: janvier 22, 2009, 21:50:47 pm »
projet d'un nouvel EPR à 3,5 bornes de chez moi  smiley18

krodelabestiole

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Autorite de surete nucleaire « Réponse #17 le: janvier 23, 2009, 08:30:44 am »
Citation de: "JM Charcot"
Un film dont vouos êtes le héros :
http://www.lemonde.fr/web/vi/0,47-0@2-3216,54-1118477,0.html


choete ce docu !

högström

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Autorite de surete nucleaire « Réponse #18 le: janvier 23, 2009, 21:02:49 pm »
Citation de: "sarah porte"
as tu un lien qui explique comment faire un eolienne ( avant que je cherchasse sur google )



je crois que tu peux cherchasse, car c'est sur une revue trimestrielle d'écologie pratique que je pense l'avoir..

sqaw lee

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Autorite de surete nucleaire « Réponse #19 le: janvier 24, 2009, 08:56:03 am »
(chouette coco est revenue  smiley16  smiley15 )

Le caca ne fait pas tourner la terre, mais rend l'amour plus agréable !
Poil pour tous et tous à poil !
J'ai fait kk à ikea !
Les rêves sont au cerveau ce que le caca est aux intestins !
ça a l'air bien pour ceux qui aime bien!

Ludmila de Hazebrouck

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Autorite de surete nucleaire « Réponse #20 le: février 07, 2009, 10:43:46 am »
http://fr.news.yahoo.com/4/20090206/tts-france-nucleaire-penly-ca02f96.html smiley9



A Penly, l'EPR ne fait pas peur

Vendredi 6 février, 15h33
Reuters Marc Parrad

    * Imprimer



Habitants et élus des localités voisines du futur réacteur nucléaire français de nouvelle génération de Penly balancent entre indifférence et satisfaction à l'idée d'accueillir l'EPR sous leurs fenêtres. Lire la suite l'article
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PENLY VA ACCUEILLIR UN RÉACTEUR NUCLÉAIRE EPR Agrandir la photo
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    * Un sous-marin nucléaire a heurté un objet sous l'eau: ni blessés, ni danger
    * petit lapin qui pisse derrière la tente veut que la France devienne un exportateur d'énergie
    * petit lapin qui pisse derrière la tente justifie le choix nucléaire, veut que la France exporte de l'énergie
    * Plus d'articles sur : Nucléaire

Discussion: Nucléaire

Alors que Nicolas petit lapin qui pisse derrière la tente défendait ce vendredi sa politique nucléaire à l'occasion d'une visite sur le chantier de la première centrale EPR française, à Flamanville, une semaine après avoir décidé la construction de celle de Penly en 2012, cette spécificité française est patente.

Dans cette localité de Seine-Maritime, où fonctionnent déjà deux centrales à proximité immédiate (Penly et Paluel), l'EPR (European Pressurized Reactor) qui doit être construit par Areva et GDF Suez ne fait pas peur.

Tous bords confondus, hormis les Verts, les élus se sont félicités de ce que Sébastien Jumel, le maire communiste de Dieppe, ville située à 15 km de Penly et à une trentaine de Paluel, considère l'annonce comme "une bonne nouvelle".

Les élus des villages avoisinants, comme Martigny, se veulent avant tout pragmatiques.

"Pour le développement de la région, c'est forcément une bonne nouvelle en termes d'emplois et de renouveau économique", déclare ainsi Bruno Bienaimé, maire de Martigny, un village de 500 âmes. "Les habitants sont globalement satisfaits".

A Penly même, où abondent constructions récentes et mobiliers urbains de qualité, le maire Jean-Pierre Cacheux ne cache pas l'envie qu'il suscite chez ses collègues d'autres territoires avec son budget de 700.000 euros pour 330 habitants.

Surtout quand on y ajoute la manne redistribuée par la communauté de communes, regroupant 18 communes situées à proximité de la centrale qui verse une taxe professionnelle de l'ordre de cinq millions d'euros par an, selon l'élu.

"Ce n'est pas l'aspect financier qui m'intéresse, mais l'aspect économique dans une zone où il y a beaucoup de chômage", nuance-t-il. Selon lui, le chantier devrait mobiliser au moins 4.000 salariés pendant cinq ans et 300 ensuite pour la maintenance, sans compter le personnel EDF.

CONTRE LES ÉOLIENNES

Les habitants ne sont pas plus réticents, espérant que l'EPR redonnera un peu d'oxygène à une économie sinistrée.

"Pour nous, ça ne peut faire que du bien, il y a assez de pénurie en ce moment. Ça va amener un peu de monde", souligne le seul commerçant du village, le mécano Joël Gribouval.

"Ah oui, si ça peut nous donner du travail, car je viens de tomber au chômage", renchérit le maçon Philippe Burel.

Les coups de griffe sont plutôt réservés à la quinzaine d'éoliennes qui serpentent entre les pylônes des lignes à très haute tension, comme celles de Derchigny-Graincourt.

"Elles coûtent beaucoup plus cher et il en faudrait combien pour remplacer la centrale ?", demande la patronne du bistrot.

Les écologistes semblent bien isolés dans la région.

"Cette relance du nucléaire, décidée sans concertation, sans transparence, sans évaluation des besoins énergétiques, constitue un passage en force inacceptable et digne des années 1970 et non de la France de l'après-Grenelle", dit Yannick Rousselet, chargé du dossier à Greenpeace.

Ce rapport de forces se retrouve à l'échelon national.

Dans le dernier baromètre d'opinion publié par le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo en juin 2007, on apprenait que 51% des Français étaient favorables au nucléaire, contre 39% qui y voient "plutôt des inconvénients", dont les déchets.

Selon une source du ministère, le gouvernement aurait refusé la publication du baromètre de janvier 2008 car les résultats étaient trop orientés sur l'énergie nucléaire et pas assez sur les énergies renouvelables.

Le nouveau baromètre, qui devrait être publié la semaine prochaine, donnerait des chiffres globalement stables.

Sur le site de Penly fonctionnent déjà deux réacteurs de 1.300 Mégawatts chacun. Le nouveau réacteur EPR d'une puissance de 1.600 MGW sera, d'après Areva, le cinquième mis en chantier dans le monde, avec ceux de Finlande et de Chine.

Le nucléaire représente 80% de la consommation d'électricité en France grâce à 58 réacteurs disséminés sur le territoire.

Avec Muriel Boselli, édité par Yves Clarisse



Mise à jour données personnelles

http://fr.news.yahoo.com/4/20090206/tts-france-nucleaire-penly-ca02f96.html

högström

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Autorite de surete nucleaire « Réponse #21 le: février 07, 2009, 15:09:11 pm »
ahhh, le spectre du chomage!!!
il y aura toujours des gens prêts à accueillir n'importe quelle usine pourrie ds le maigre espoir d'un contrat qui leur permettra d'acheter un écran plasma et des séances de manucure à leur grosse.. et puis 300 emplois durables, çà c'est de la relance économique!!!

alors la peur du nucléaire?? ils en ont effectivement rien à br..



La CRIIRAD a apporté son appui scientifique à la réalisation de
reportages pour un numéro de « Pièces à conviction » consacré aux déchets et pollutions laissées par l'exploitation des mines d'uranium.
        Sous le titre « le scandale de la France contaminée », il doit être
diffusé mercredi 11 février à 20h35 sur France 3.
        Nous espérons que vous pourrez le regarder car il s'annonce
passionnant.
Vous y retrouverez plusieurs des études réalisées par le laboratoire de la
CRIIRAD : à Saint-Priest-La-Prugne dans la Loire, La Crouzille en
Haute-Vienne, Gueugnon en Saône-et-Loire, Saint-Pierre dans le Cantal..

        Encore faut-il que l'émission soit diffusée !
        Areva vient en effet de saisir le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel(cf. ci-dessous) et fera son possible pour empêcher la diffusion d'informations susceptibles d'écorner son image de marque.
        Réponse le 11 février prochain.
        N'hésitez pas à faire circuler cette info et à avertir vos parents
et amis.

        Plus d'info sur le dossier des mines d'uranium : www.criirad.org
 et sur le Site internet d'Europe 1      
http://www.europe1.fr/Info/Actualite-Economie-et-Societe/Environnement/Controverse-autour-de-l-emission-Le-scandale-de-la-France-contaminee-sur-France-3/(gid)/198578
        Controverse autour de l'émission "Le scandale de la France
contaminée"sur France 3

kakru

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Autorite de surete nucleaire « Réponse #22 le: février 11, 2009, 08:23:14 am »
Citer
Ce mercredi 11 février à 20h35 sur France 3 :
« Uranium : le scandale de la France contaminée »

Le reportage qu'AREVA aurait voulu voir censuré !

Elise Lucet et l’équipe de Pièces à conviction ont mené l’enquête sur ce scandale, au coeur des campagnes et des villes françaises.

Voir : http://programmes.france3.fr/pieces-a-conviction/51415247-fr.php

En savoir plus :

Télérama du 3 février 2009.

“Pièces à conviction” spécial uranium

Pour Areva, la meilleure défense, c'est l'attaque !

Le titre du prochain numéro de “Pièces à convictions”, que diffuse le 11 février France 3, fait peur.

Et pas qu'aux téléspectateurs : le 29 janvier, Areva a décidé de saisir le CSA, alors que le groupe spécialisé dans le nucléaire n'a vu aucun reportage. Mais il n'a aucune chance d'empêcher la diffusion de l'émission.

Sensible sur la question des déchets d'uranium, Areva ? Ce n'est une surprise pour personne. A France 3, on dit avoir senti la « fébrilité » du groupe - qui, pour l'heure, n'a pas daigné nous répondre - dès les premiers contacts établis par la rédaction de Pièces à conviction. Des personnalités sollicitées pour intervenir sur le plateau d'Élise Lucet (parmi lesquelles le ministre de l'Ecologie, Jean-Louis Borloo), seule Anne Lauvergeon, PDG d'Areva, a décliné, pour cause officielle d'emploi du temps surchargé, laissant le soin à son porte-parole, Jacques-Emmanuel Saulnier, d'honorer l'invitation.

Plus surprenante, en revanche, est la promptitude du groupe à agiter le chiffon rouge du CSA... d'autant que l'autorité n'a pas, selon ses propres mots, « rôle de censeur » et n'est pas habilitée à s'opposer à la diffusion d'une émission en amont. « Nous n'avons pu qu'enregistrer la saisine émise par Areva. Le CSA n'a pas vocation à réagir à un programme avant sa diffusion; nous ne pouvons éventuellement intervenir qu'après la diffusion », explique-t-on à l'instance de régulation.

Se fondant uniquement sur une dépêche de l'AFP, qui évoquait « la thèse (...) du scandale de la France contaminée par les déchets radioactifs, résidus des mines d'uranium », Areva semble donc avoir foncé bille en tête vers une procédure qui s'avère dans les faits impossible à mettre en œuvre. Dans un communiqué, le groupe estimait « pour le moins surprenant, voire contraire à la déontologie, que son point de vue soit présupposé et rendu public avant même qu'il ne se soit exprimé ». En clair, Areva a la désagréable sensation que les dés sont pipés. C'est là, tout de même, qu'il convient de rappeler que les extraits qu'ont pu visionner les journalistes (dont celui de l'AFP) n'étaient qu'à l'état de projet ou en cours de montage, et que certaines séquences, dont l'interview du porte-parole d'Areva, n'étaient pas encore tournées.

Réagissant à son tour par l'AFP, le rédacteur en chef de l'émission, Lionel de Coninck, a réfuté ces accusations de « présupposition », en indiquant que le reportage relayait « ce que dit Areva depuis des dizaines d'années sur le sujet ». C'est-à-dire un discours qui se veut rassurant sur la question de la possible nocivité des quelques millions de tonnes de déchets d'uranium dispersés sur le territoire français depuis plusieurs décennies.Des millions de tonnes de résidus radioactifs abandonnés à moins de six pieds sous terre, c'est vrai que ça invite à l'optimisme…
Pour gouverner la France et les Français la France a dit : « Giscard à la barre !! » pour gouverner le Gabon et les Gabonais nous disons : « Bongo à l’avant du bateau !!
Les Ondes Ephémères Radio Sessions
l'Eko 88.5

kaïzasauce

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Autorite de surete nucleaire « Réponse #23 le: février 12, 2009, 10:31:20 am »
je l'ai vu et c'etait, edifint, terrifiant, scandaleux, hallucinant, et alors jean louis... quelle prune ce mec, m'as bien fait rire en conclusion
Apprendre ou a laisser.
http://byteburger.free.fr

dada

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Autorite de surete nucleaire « Réponse #24 le: février 12, 2009, 11:00:09 am »
vu aussi... lamentable, vive la frrrrrrance ! :smiley23:  :smiley31:  :smiley23:

riz

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Autorite de surete nucleaire « Réponse #25 le: février 12, 2009, 12:41:06 pm »
ça n'a pas grand rapport mais  on apprend aujourd'hui que total fait 16 milliards de bénéfs et que les OGM pour le maïs ne seraient pas dangereux

Selon une information publiée dans Le Figaro daté du 12 février 2009, l'étude de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) récuse les arguments du rapport sur lequel le gouvernement s'est appuyé l'an dernier pour interdire la culture du maïs génétiquement modifié produit par la firme américaine Monsanto.

http://www.rfi.fr/sciencefr/articles/110/article_78296.asp

 :smiley38:  :zomboz:  pays de m.....

sarah porte

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Autorite de surete nucleaire « Réponse #26 le: mars 05, 2009, 10:43:47 am »
cut and paste d'ici http://www.sortirdunucleaire.org/actualites/communiques/affiche.php?aff=525

5/02/2009
Publication des comptes 2008 d'Areva - Areva au bord de la faillite : l'argent public ne doit pas renflouer l'industrie nucléaire


Pertes colossales sur le chantier de l'EPR de Finlande, facture de 2 milliards du fait du départ de Siemens, plusieurs investissements insensés aux USA, 60% de baisse en bourse en quelques mois, Areva est au bord de la faillite. L'industrie nucléaire française est sinistrée et ne doit pas être renflouée par l'argent public, lequel doit aller aux énergies renouvelables.

L'entreprise nucléaire Areva publie ce soir ses comptes pour l'année 2008. D'ores et déjà, on peut annoncer que ce supposé "fleuron" de l'industrie française est au bord de la faillite et attend que ce soit l'argent public qui, une nouvelle fois en France, vienne au secours d'une industrie nucléaire défaillante.

Areva est à la recherche de près de 3 milliards d'euros pour simplement boucler son budget 2009, et a déjà annulé, le 25 novembre 2008, son projet d'exploitation de la mine d'uranium Midwest au Canada. Autre déconvenue majeure pour Areva qui attendait beaucoup de ce marché : le 5 décembre, l'Afrique du Sud a annulé les 12 réacteurs qu'elle prétendait faire construire.

Pendant ce temps, le chantier EPR d'Areva en Finlande, lancé en février 2005, tourne au désastre : déjà 38 mois de retard et 2,4 milliards d'euros de pénalité demandés par les Finlandais aux Français. Vendu 3 milliards d'euros, ce réacteur coûte donc en réalité 5,4 milliards… en attendant de nouveaux surcoûts.

De plus, le départ de Siemens, annoncé en janvier dernier, a pris au dépourvu Areva qui doit trouver 2 milliards d'euros de plus pour racheter parts détenues par son ancien allié. A la bourse de Paris, la cotation d'Areva est passée de 820 euros en juin dernier à 325 à ce jour : -60% !

Par ailleurs, la plupart des projets de construction de réacteurs annoncés ces derniers mois, et qui pourraient représenter des marchés pour Areva, restent parfaitement virtuels : lors des déplacements à l'étranger de M petit lapin qui pisse derrière la tente (Libye, Algérie, Maroc, Abou Dhabi, Arabie Saoudite, Jordanie, Afrique du Sud, Estonie, etc), de simples "accords de coopération" ont été signés : bien qu'il y soit souvent fait mention de l'éventualité de construire des réacteurs EPR, ces documents n'engagent absolument à rien.

Ainsi, les 4 et 24 février dernier, l'Elysée a bluffé en célébrant la supposée "vente" de deux EPR à l'Inde et d' "au moins 4 EPR" à l'Italie : il est facile de faire de telles annonces, bien plus difficile - surtout en ces temps de crise mondiale - de trouver les immenses financements nécessaires pour construire réellement ces réacteurs.

Autre marché visé par Areva et qui tourne à la déconfiture : les USA. Le plan de relance de M. Obama a attribué zéro dollar au secteur nucléaire... qui espérait 50 milliards. La plupart de projets de réacteurs sont gelés, et les rares qui avancent réellement sont portés par les concurrents américano-nippons d'Areva (Westinghouse/Toshiba et General Electric/Hitachi).

Pourtant, Areva investit aveuglément aux USA pour participer à une supposée "renaissance" du nucléaire de plus en plus virtuelle : en mai 2008, Areva a annoncé avoir retenu le site de Bonneville, dans l'Idaho, pour produire du combustible nucléaire. Et en octobre 2008, Areva a annoncé investir plus de 360 millions de dollars dans l'Etat de Virginie pour fabriquer des composants lourds pour le secteur nucléaire américain.

De même, en Grande-Bretagne, Areva est tributaire d'éventuelles commandes d'EDF qui a racheté British energy au prix fort (juste avant la crise mondiale !). Mais EDF est lourdement endettée et à aussi perdu plus de 60% en bourse...

Incapable de reconnaître son échec programmé, Mme Lauvergeon est lancée dans une fuite en avant insensée qui a toutes les chances de se terminer par un désastre industriel et financier. Hélas, Areva étant détenue par l'Etat, ce sont les citoyens de France qui paieront la note le moment venu. Il est encore temps de mettre un coup d'arrêt à cette folie, et d'empêcher M petit lapin qui pisse derrière la tente d'utiliser l'argent public pour renflouer Areva. Comme le fait M Obama aux USA, c'est dans les économies d'énergie et dans les énergies renouvelables qu'il faut investir.

Ludmila de Hazebrouck

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Autorite de surete nucleaire « Réponse #27 le: mai 19, 2009, 11:01:42 am »
c'est de la propagande mamérienne !  smiley12

Alain Deschodt

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le chômage en hausse à Ploumagoar « Réponse #28 le: septembre 15, 2009, 17:42:57 pm »
Citation de: "JM Charcot"
Des ouvriers du nucléaire sortent de l’ombre pour dresser un tableau inquiétant de leurs conditions de travail et de sécurité. Une enquête exemplaire.

On les appelle les “jumpers”, ils sont chargés d’entrer dans le générateur de vapeur pour obturer les tuyaux qui le relient au réacteur nucléaire. Séjour maximum autorisé : de 90 à 120 secondes, sous peine de surdosage radioactif ! Ils font partie de la masse des ouvriers intérimaires et sous-payés, chargés de maintenance dans les centrales nucléaires (décontamineurs, mécaniciens, contrôleurs…). Des travailleurs de l’ombre qui, avec ce film, sortent pour la première fois du silence pour dresser un tableau inquiétant d’un des fleurons de l’industrie européenne. Depuis la libéralisation des marchés et la privatisation des groupes énergétiques, les conditions de travail semblent en effet se dégrader, au mépris de la santé des ouvriers et de la sécurité. Au nom de la rentabilité, EDF/GDF-Suez, Areva et les autres recourent de plus en plus à la sous-traitance, rognent sur les effectifs et la maintenance, font pression sur les employés…

Urgent à signaler
Malgré les efforts déployés pour alerter l’opinion (souvent sanctionnés par des licenciements), les autorités font la sourde oreille. Un malaise que dénoncent des ouvriers principalement belges et français, éclairé par des experts-chercheurs, une sociologue et un ancien président d’EDF, Marcel Boiteux… “Du risque 0, nous sommes passés au risque calculé”, affirme un employé. Les “petits” incidents se sont multipliés, avec une centaine d’alertes de niveau 1 chaque année : en 2006, après un court-circuit, une centrale suédoise frôle la catastrophe à 7 minutes près ; en 2008, une fuite d’uranium contamine cent ouvriers à Tricastin. Contrôleurs priés d’ignorer les dysfonctionnements, employés cachant les incidents par peur des sanctions, grands groupes déresponsabilisés par l’externalisation des tâches : ce constat édifiant montre combien la sécurité collective est en jeu.

(Résumé Arte)

http://www.dailymotion.com/relevance/search/ras+nucl%C3%A9aire/video/x99tk4_documentaire-ras-securite-energie-n_news

http://www.dailymotion.com/relevance/search/ras+nucl%C3%A9aire/video/x99wd8_documentaire-ras-securite-energie-n_news

http://www.dailymotion.com/relevance/search/ras+nucl%C3%A9aire/video/x99yih_documentaire-ras-securite-energie-n_news

http://www.dailymotion.com/relevance/search/ras+nucl%C3%A9aire/video/x99zdn_documentaire-ras-securite-energie-n_news



Ci-dessous, un article tiré de Siné-Hebdo, au sujet des salariés utilisés par EDF dans ses centrales nucléaires.

C'est édifiant :smiley45: :scanner: smiley12 :


    ______________[/list]

    Siné Hebdo - Mercredi 18 mars 2009 - Laure Noualhat

      EDF : Cancers sous-traités[/list]
       

      Les chiffres sont accablants : L’augmentation des cancers est de 8% chez les salariés du nucléaire, de 40% chez les sous-traitants.


      En février, un homme est mort à la centrale de Paluel. Personne n’en a parlé. Personne n’en parlera parce que cet homme n’était qu’un sous-traitant, mort dans un banal accident de chantier. Avant lui, c’était un autre gars à Penly, puis un autre à Dampierre. Ces drames passés sous silence mettent en lumière la condition des sous-traitants du nucléaire, aussi dénommés la viande à rems. Ils sont 20.000 en France. Sans eux, les centrales ne tourneraient pas. Ou plutôt, elles ne seraient pas réparées, car on les appelle surtout pendant les arrêts de tranche quand il faut  épousseter le cœur des réacteurs.

      Gorge Profonde*  travaille chez Endel, l’une des filiales de GDF-Suez, qui rafle une bonne partie des contrats de sous-traitance. Pour commencer, les sous-traitants ne sont pas assez formés selon lui. Il faut dire qu’ils apprennent les rudiments des question de sûreté et de prévention en 3 à 5 jours. « On nous dit que les rayonnements ionisants sont dangereux, mais qu’en fait, il n’y a rien à craindre. »


       

      Gorge Profonde
      est du genre syndicaliste pas coton qui protège ses gars. Durant une maintenance, il a coûté 2 millions d’euros à EDF. Pendant un arrêt de tranche, il a jugé la situation si dangereuse qu’il a fait sortir les salariés. Les sous-traitants subissent une pression phénoménale : chaque jour d’arrêt coûte1 million d’euros à l’exploitant. Sur une autre mission, il a sonné l’alerte , « à cause d’une rupture de gaine, on se chopait trop de rayons ».

      La viande à rems est là pour prendre les coups, les risques, et fermer sa gueule.



      A EDF, il manque du personnel, comme partout. « Sauf qu’ici, nous sommes dans une centrale », poursuit Gorge. « La sûreté dépend de nous. » Il manque des soudeurs, des calorifugeurs… « Moi, j’ai démarré à Paluel en 1985, j’avais 19 ans. On passait alors plusieurs années avec un tuteur pour apprendre le métier. On ne se quittait pas. Puis, je suis devenu tuteur. Maintenant, les jeunes ne font que passer, ils ne veulent pas se faire irradier toute leur vie. » Les conditions de travail se sont dégradées. « L’arrêt de tranche se déroule à flux tendu. Faut pas lambiner. » Sans que cela soit crié sur les tours aéroréfrigérantes, les sociétés de sous-traitance font régulièrement appel à des étrangers : « ils ne parlent pas notre langue et aucun document EDF sur la sécurité du personnel n’est traduit. » Gloups !



      De toute façon, les chiffres parlent d’eux-mêmes. D’après une étude du Centre International de recherche sur le cancer, les sous-traitants prennent 80% des doses de rayonnement, et les salariés d’EDF 20%. « La sous-traitance est là pour prendre les coups, les risques, et fermer sa gueule », assène Gorge Profonde. Dans la cohorte des salariés, l’augmentation des cancers n’est « que » de 8%, contre 40% chez les sous-traitants ! Une enquête confidentielle d’EDF révèle que 84% des salariés sous-traitants souhaitent quitter l’industrie nucléaire à cause de leurs mauvaises conditions de vie et de travail. Gorge Profonde, lui, est amoureux : « J’aime cette bécane, faut pas croire. J’ai exposé ma santé, mais je ne regrette rien ».

      * : Dans l'article, "Gorge profonde" est une référence à l'informateur secret des journalistes du Washington Post lors de l'affaire du Watergate qui mit un terme à la carrière politique de Richard Nixon.
      [/color]
      En France, les chômeurs exploitent les patrons

      riz

      • Velextrut sarcoma
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      Autorite de surete nucleaire « Réponse #29 le: septembre 15, 2009, 18:09:12 pm »
      Ouep et j'aime autant te dire que la plupart des gens de ma connaissance qui bossent en sous traitance nucléaire commencent à se poser des questions.

      Certes avec les déplacements calendaires etc , ils vont à la galette (certains salaires frôlent les 3000€) mais restent parfois 4 , 5 mois en inactivité du coup ça revient financièrement au même que de bosser au smic.

      Tout ça pour dormir en caravane en hiver , voir sa famille deux jours par semaine (voire mois) et se bouffer un cancer. Le hic c'est que ça reste le moyen le plus simple pour les non diplômes de trouver du taf , c'est aussi  la seule formation que le pôle emploi sera enchanté de te proposer.

      A la télé on voit les jolis salles de contrôles high tech avec pleins de boutons partout mais à l'étage du dessous j'ose à peine croire ce qu'on me raconte sur l'état de certaines centrales et le niveau de formation des prestataires.

      Bref je suis pas particulièrement anti-nucléaire mais accepter ce genre de taf est un piège à con et je suis bien content d'avoir envoyé ballader ma conseillere pour l'emploi  :smiley35: