Auteur Sujet: Charlemagne Palestine  (Lu 5164 fois)

riz

  • Velextrut sarcoma
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Charlemagne Palestine « le: avril 20, 2005, 21:21:49 pm »
Pr les mateurs de Drone music , field recording expés diverses et autres musique d'aliens : n artiste à découvrir absolutely (pm me for my slsk nick)

Compositeur minimaliste méconnu, Charlemagne Palestine, également créateur d'installations, sculptures et vidéos, a été récemment redécouvert grâce au travail d'édition de plusieurs labels indépendants.

NEWS : Festival I.D.E.A.L. au Lieu Unique (Nantes) les 8 / 9 avril 05. Charlemagne Palestine + Tony Conrad, Einstürzende Neubauten, The Balanescu Quartet, Carl Michael Von Hausswolff, John Duncan... Infos : www.lelieuunique.com

NEWS 2 : Bordel Sacré / Sacred Bordello, un ouvrage de 192 pages richement illustré (160 photos couleurs et noir et blanc) et conçu par Daniel Perrier, consacré à Charlemagne Palestine. Ce livre comprend des analyses Guy de Bièvre, Antonio Guzman, Arnaud Labelle-Rojoux et Edwin Pouncey. Une édition limitée accompagnée d'un CD est en vente, ensuite seul le livre sera disponible. Le CD contient March 7, 1975, une conférence donnée par Charlemagne Palestine après une exécution de Strumming music au ArtNow Centre, Canada, et Voice study enregistré dans les années 60. Une coédition Editions de l'Aquarium agnostique (Valenciennes) / Black Dog Publishing (Londres). (Disponible via Metamkine).

Charlemagne Palestine, est né à New York en 1947 de parents d'origine juive russe. Dès l'âge de 8 ans il chante dans la chorale d'une synagogue à Brooklyn. Cette première expérience qui durera plusieurs années l'orientera définitivement vers une approche spirituelle de la musique. A 13 ans il suit des cours au Collège des Arts et de la Musique de Manhattan. De 1963 à 1969, il occupe la place de carillonneur à l'église Saint-Thomas située près du Musée d'Art Moderne à New York. Cette proximité du Musée lui permet de découvrir l'avant-garde new-yorkaise, les peintres minimalistes Mark Rothko, Barnett Newman et Clyford Still, les musiciens tels que John Cage, le maître du raga indien Pandit Pran Nath, Tony Conrad et Morton Feldman. Il rencontre Morton Subotnick (co-fondateur en 1961 du San Francisco Tape Music Center) au University Intermedia Center de New York qui lui donne accès aux oscillateurs électroniques. Morton Subotnick le présente également à Don Buchla et Serge Tcherepnin. A cette époque, Charlemagne Palestine se lance dans l'exploration des drones, ces sons continus ou bourdons. "Comme Rothko et Still l'avaient trouvé en peinture, je voulais trouver dans le son un champ baigné de couleur, un temple de la couleur, un sanctuaire de la couleur, un son sans fin" (Revue et Corrigée n°28). Il s'investit dans cette quête du "Son d'Or", comme il la qualifie, à partir de la fin des années 1960 et pendant les années 1970, explorant les oscillateurs, les synthétiseurs analogiques, l'orgue d'église (Spectral Continuum Drones, Schlingen Bangen en 1978-79), ou encore le piano Bosendörfer au cours de longues performances. Lors de certaines performances au piano, Charlemagne Palestine martèle les touches pendant plusieurs heures jusqu'à la souffrance, créant un magma sonore continue... Comme LaMonte Young et Terry Riley il a étudié la musique du nord de l'Inde auprès du grand maître du drupad Pandit Pran Nath. Charlemagne Palestine trouve dans ces chants indiens, qu'il pratique parfois lors de ses performances, des éléments nourrissant sa quête du "Son d'or". En 1971, il entreprend également un voyage en Indonésie avec le compositeur Ingram Marshall, partageant avec lui le même intérêt pour les tonalités et les rythmes des gamelans.

Cependant, à la fin des années 1970, c'est la tendance la plus accessible du minimaliste en musique, celle de Steve Reich et Philip Glass, qui connaît le plus de succès et éclipse peu à peu la tendance la plus radicale. Charlemagne Palestine vit assez mal cette situation, jugeant cette tendance comme trop commerciale et dénuée de spiritualité. En 1981 il déclara même vouloir abandonner la musique pour se consacrer exclusivement aux arts visuels. Il continuera cependant à se produire par intermittence, le plus souvent pour accompagner ses expositions de sculptures, installations et vidéos. En 1987 il réalisa pour la Documenta 7 à Kassel, "Good Bear" un ours en peluche à 3 têtes et 2 corps de 6 mètres de haut, reprenant là l'un des éléments centraux de son oeuvre visuelle : les animaux en peluches, également présents sur scène lors de ses performances musicales. Dans les années 1980 il fonde l'Ethnology Cinema Project, un centre d'archives préservant et diffusant les films portant sur les modes de vie traditionnelles dans le monde entier.

En 1991, le label NewTone publie Strumming Music, une longue performance pour piano enregistrée en 1988, sans doute le première oeuvre de Charlemagne Palestine éditée sur CD. C'est toutefois en 1996, avec la publication de Four Manifestations on Six Elements par le label Baaroni que Charlemagne Palestine connaît un véritable nouveau départ dans sa carrière musicale. Four Manifestations on Six Elements rassemble divers performances enregistrées dans les années 1970 et 1980. Ce disque arrive à point nommé alors que le minimalisme en musique connaît un regain d'intérêt auprès du public. Ce disque contient notamment l'enregistrement d'un concert de carillon donné par Charlemagne Palestine en 1982 au New Music America Festival. Preuve de l'intérêt de la nouvelle génération pour ces "early gurus" l'enregistrement est remasterisé par Lee Ranaldo de Sonic Youth. Depuis Charlemagne Palestine n'aura jamais autant publié de disques. Jamaica Heinekens In Brooklyn (Barooni) mélange de drones électroniques et de sons de la foule enregistré lors de la Jamaica Day parade, rassemblant des gens de Jamaïque, Cuba, Guyane, Haïti, dans les rues de Brooklyn. Une nouvelle création de Charlemagne Palestine, Karenina, est publié sur le label de Current'93, Durtro, en 1997. Schlingen-Blängen (New World, 2002) propose une performance sur orgue enregistrée en 1988 (10 ans après la première à Farsnum en Hollande en 1978). Reconnaissance suprême, ses "Early Works" sont même publiés : Alloy (Alga Marghen, 2000) rassemble divers travaux inédits du début des années 1960 jusqu'au milieu des années 1970.

Liens : Une interview très documentée de Charlemagne Palestine sur Perfect Sound Forever datée de juin 2002.

tzii

  • Dagon Morvus
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Charlemagne Palestine « Réponse #1 le: avril 21, 2005, 00:27:13 am »
ah ouais ouais
j'ai decouvert y'a vraiment pas longtemps grace a olgazzz qui m'a fait connaitre le disque avec pan sonic....
tres tres bien effectivement!
bon j'ai pas soulseek mais je vais me demerder pour en choper

vendredi

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Charlemagne Palestine « Réponse #2 le: avril 21, 2005, 14:38:29 pm »
alors moi je sais pas ce que c'est la drone music... ça  m'intrigue, ça fait plusieurs que  je vois le terme écrit. explications?
"L'infamie perce et laisse des trous...."
TT________KKK________$$

riz

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Charlemagne Palestine « Réponse #3 le: avril 21, 2005, 14:51:33 pm »
Ah vrai dire , le terme est un peu flou pour moi aussi. Les drones c'est les petits satellites espions dans les bouquins de K.Dick sinon ça renvoie aussi à une idéé de musique d'ambiance  arythmique , bourdonnante et étrange.

a drone music : Expériences peu visibles ici, faites dans un rapport libre aux différents idiomes du rock et du blues, en dehors des modes et des courants. Musiciens suivant chacun leur propre voi(x)e, accompagnés dans leur cheminement au plus profond de la nuit, par une fratrie d'ombres, celle des grands irréguliers qui ont fait l'Histoire de la musique dans ses marges.

Le meilleur moyen de te faire une idéé c'est d'écouter je pense  smiley4

tzii

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Charlemagne Palestine « Réponse #4 le: avril 21, 2005, 17:20:06 pm »
qu'est ce que la drone music?
c'est rigolo j'ai deja eu cette discussion en pm y'a pas longtemps...
pour moi c'est une musique frequentielle arythmique et non-melodique
en gros
c'est un travail sur les fréquences et non sur l'harmonie ou le rythme...

riz

  • Velextrut sarcoma
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Charlemagne Palestine « Réponse #5 le: avril 21, 2005, 18:36:52 pm »
Si on mix le tout :
Forme de musique libre /avant-gardiste/minimaliste dynamique et noisy.

La Mounte Young / Glenn Branca

et aussi

In music, a continuous accompanying note usually played in the bass. Its main feature is that it is sustained or persistently repeated throughout a piece or part of a piece of music. It is found in many classical and folk traditions, is common in the vocal music of the Russian, Greek, and Bulgarian Orthodox Churches, and is produced by many folk music instruments, including the Indian vina, bagpipes, and hurdy-gurdy. Drone effects in written music include the organ pedal point and the musette dance form.

Drone is also the name given to the three lower pipes of the bagpipes, which produce a fixed chord above which the melody is played on the chanter. It is also a bowed instrument with a single string stretched on a stick over a bladder, sometimes called a bumbass.

Among examples of drone in the concert repertoire are Wagner’s overture to Das Rheingold/The Rhinegold (1853–54) and the mystery chord of Schoenberg’s third orchestral piece ‘Farben’/‘Chord Colours’ from the Five Pieces for Orchestra (1909)

http://www.tiscali.co.uk/reference/encyclopaedia/hutchinson/m0026646.html.

Puyo Puyo

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Charlemagne Palestine « Réponse #6 le: avril 26, 2005, 21:17:21 pm »
En fait Charlemagne Palestine c'est pas du tout drone, c'est pas drôle non plus d'ailleurs, je les ai vus à IDEAL  smiley11
Beep Beep - Yeah

Alain Deschodt

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coca music « Réponse #7 le: juin 06, 2006, 17:46:55 pm »
Est-ce que pour vous Pylône, c'est du drone ? smiley8
En France, les chômeurs exploitent les patrons

amnesie

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Charlemagne Palestine « Réponse #8 le: juin 06, 2006, 17:56:33 pm »
j'avais vu Charlemagne Palestine à Angers il y a quelques années j'avais trouvé ça hyper bien.

tzii

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Charlemagne Palestine « Réponse #9 le: juin 06, 2006, 18:54:57 pm »
moi j'ai vu a bruxelles recemment et c'etait un peu du foutage de gueule....les morceaux etait tres bien mais faire payer et remplir entierement la salle pour jouer 15 mn a tout casser eeuuuhh...bon

et c'est pas du tout drone en effet