Auteur Sujet: porcherie  (Lu 1299 fois)

konsstrukt

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porcherie « le: novembre 22, 2013, 09:53:48 am »
Un lecteur de Porcherie donne son avis :

"J'ai bien reçu - et lu - Porcherie le week-end dernier. Un gros défaut à signaler quand même: c'est trop court, bordel ! J'aurais eu aucun problème à verser deux fois cette somme (ridicule, rappelons-le) pour un recueil deux fois plus gros. T'avais pas d'autres textes courts en stock ? A part ce menu désagrément qui en est à peine un - mieux vaut entretenir la frustration que de se vautrer dans l'assouvissement avachi - je me suis bien régalé. Enfin, "régalé" reste une façon de parler, hein, parce que je sais bien que ton style est plutôt du genre qui coupe la faim. Alors merci à toi de m'avoir fait sauter quelques repas, et permis d'entretenir ma légendaire silhouette de hyène aux abois."

Porcherie est un recueil de dix nouvelles que je viens de sortir en autoproduction. Disponible sous la forme d'un livret agrafé de 64 pages au format A5, il coûte 4 euros (+1,50 euros de frais de port). Pour se le procurer,  il suffit d'envoyer un chèque à Christophe Siébert, 30 rue de la république, 34550 bessan.

Pour vous faire une idée de son contenu, voici la nouvelle "MONSTRE" :

C'est pour ma femme que je fais ça, pour ma femme et aussi pour ma gosse. Chaque fois qu'un type me balance une tomate pourrie en pleine poire, chaque fois qu'Alphonse raconte son boniment et me traite de monstre pour exciter les clients, c'est à ça que je pense : aux vêtements pour Zoé, aux factures, aux traites de la voiture, à tout le reste. Et puis je pense aussi au bijou que je vais acheter à Mélissa dans trois mois. J'économise. Elle ne se doute de rien. Je ne ramène pas tout l'argent à la maison, j'en mets chaque semaine un petit peu de côté et dans trois mois il y en aura suffisamment. Le bijoutier m'a réservé le collier. Il me fait confiance. Vu ma tronche difforme c'était pas gagné mais j'ai fini par le convaincre et maintenant chaque samedi, après une nuit de train qui me ramène à la maison, je passe à sa boutique discuter un peu. Je lui parle de ma femme et ma gosse. Il a du mal à croire que j'ai pu trouver une femme. Je le comprends. Je vois bien à son regard qu'il se demande comment j'ai osé faire un enfant avec la gueule que j'ai, avec le corps que j'ai. Moi je n'ai pas de problème avec ça. Après tout, ma gueule et mon corps, c'est mon gagne-pain depuis que j'ai quatorze ans. J'en ai trente-cinq maintenant et chaque semaine dans une ville différente mais c'est toujours les mêmes types au regard haineux qui me balancent leurs
tomates pourries, leurs pommes pourries, leurs choux pourris à la gueule. Toujours des types, jamais de femme. Mélissa c'est comme ça que je l'ai rencontrée. Elle était avec un gros connard au regard d'acteur qui a pris un malin plaisir à tirer bien fort, à viser en pleine tronche, et il m'a presque pété le nez et fait saigner de la bouche. Il s'est fait virer par Alphonse. Alphonse n'aime pas qu'on abîme la marchandise. Normalement, quand on me fout trois tirs au but, c'est à dire trois tirs en pleine tête, ou bien qu'on me fait tomber du tonneau sur quoi je me tiens debout à poil pour qu'on profite bien du spectacle, on gagne un prix. Les prix, ça dépend, Alphonse est en magouille avec des receleurs un peu partout dans le pays alors c'est comme les fruits qu'on m'envoie à la gueule, ça dépend des coins, ça dépend des saisons.
Le type s'est fait virer, donc, et il n'a rien gagné bien qu'il m'ait touché en pleine poire trois fois de suite et qu'en prime son dernier tir au but, une pomme bien dure sous sa surface blette, m'avait pété la lèvre et fait dégringoler. J'avais vu trente-six chandelles et ni Alphonse ni Mélissa n'ont rigolé. Ils s'y sont mis à deux pour engueuler le type et le type s'est tiré. Ensuite c'était la pause et c'est là que Mélissa  m'a dit comment elle s'appelait et m'a demandé mon nom. Elle m'a passé un mouchoir pour que je m'essuie le visage. J'avais du sang sur le menton et dans le cou, et la peau poisseuse de jus collant, ça puait le fruit pourri, une odeur piquante, presque alcoolisée. C'était ma première pause de la journée et depuis midi on avait bien travaillé. Il était cinq heures.
J'aimais bien son regard. C'était comme si elle ne s'était pas aperçue de mes difformités. Elle me regardait comme une personne normale. On a rigolé un peu et puis il a fallu retourner au boulot. A la fin de la journée, quand la foire a commencé de se vider et qu'il était temps de fermer le stand, elle était là, elle était revenue. Elle m'a proposé d'aller boire un coup. Quand je lui ai demandé à propos du type, elle a eu un sourire et a parlé d'autre chose mais j'ai bien compris ce qu'il fallait comprendre : ce type-là, pour elle, c'était de l'histoire ancienne.
On s'est mariés six mois après. Elle a voulu que j'arrête mon boulot de monstre mais quel autre métier est-ce que j'aurais pu faire ? L'école m'avait viré à huit ans. Il m'aurait fallu une institution spécialisée mais même si ça avait existé, mes vieux n'auraient jamais eu assez de fric pour ça. Alors à huit ans on m'a foutu à la mine. J'y ai bossé pendant quelques années. On ne me faisait pas chier, pas trop en tout cas. Il y avait un ou deux fiers à bras qui se payaient ma tronche mais rien de terrible, de toute façon les gens comme moi n'attirent pas la sympathie des autres et ça je l'avais vite compris. Quand la mine a fermé mes vieux m'ont foutu à la porte. J'ai connu quelques mois difficiles avant de rencontrer Alphonse. Il m'a sauvé la vie. Il m'a donné le seul travail possible pour un type comme moi. Je ne me plains pas. Je suis correctement payé.
Après le mariage j'ai arrêté quelques mois pour faire plaisir à Mélissa, j'ai cherché un emploi normal, mais rien à faire. J'ai même tenté d'être plongeur mais qu'est-ce que vous croyez ? Déjà, trouver un restaurant qui accepte de me servir à manger c'est la croix et la bannière, ils veulent bien me vendre la nourriture, ça oui, mais préfèrent que j'aille la manger ailleurs, chez moi par exemple, ou au fond d'un trou. Pas devant leurs clients en tout cas, ce serait un coup à leur couper l'appétit. C'est ce qu'ils doivent se dire.
Quand Mélissa est tombée enceinte on a eu peur. On en a pas parlé mais on y pensait tous les deux. On l'a gardée quand même et quand Zoé est née elle était magnifique, tout le portrait de sa mère. Il a fallu que je fasse vivre ma famille. Il n'était plus question de passer mes journées à chercher un travail agréable. Je suis revenu chez Alphonse. Il était content de me revoir. Je l'aime bien, Alphonse, à sa manière il a bon cœur. C'est un chic type. Il me paie bien. D'autres auraient pu profiter de la situation, me reprendre au rabais vu que j'avais pas le choix, mais pas lui. Quand il a su que maintenant j'avais une famille à nourrir il m'a augmenté. Maintenant que Zoé n'est plus un bébé et nous coûte moins cher je peux même mettre un peu d'argent de côté. Le collier, je l'offrirai à Mélissa pour nos cinq ans de mariage, elle sera contente.
C'est drôle comme après coup les choses paraissent évidentes. C'est drôle comme les choses, quand on les apprend, plus elles te laissent sur le cul et plus tu as l'impression de les avoir toujours sues. C'est ce salopard de bijoutier qui m'apprend que Mélissa me trompe. Il est bien placé pour le savoir : de sa boutique il a vue sur le resto où elle retrouve son amant tous les lundis midi. Quand il me dit ça, avec son ton de fils de pute hypocrite, genre quand même, offrir un si beau collier à une garce pareille, je me sens obligé de vous prévenir, je ne suis pas un escroc, je ne peux pas vous laisser acheter un tel objet pour une telle femme, je connais la valeur des choses et la difficulté de votre métier. Quand il me tient son petit speech dégueulasse, d'abord je ne le crois pas, et puis je vois son regard et je le reconnais, c'est le même regard qu'ont tous les salopards qui me bombardent de fruits pourris pour s'amuser, qui paient pour ça. Lui il me bombarde aussi mais c'est des mots au lieu de fruits, pourris pareil, et lui aussi paie le prix : le collier il tient à me le donner, il me le donne en me disant qu'il s'en voudrait de me le faire payer et qu'il serait heureux si je pouvais l'offrir à une femme qui le mérite vraiment. En disant ça il s'attarde à toute l'horreur de mon visage, il s'en délecte, heureux que tout rentre dans l'ordre enfin, et moi je me dis que j'ai toujours su que ça tournerait comme ça.
Je le prends, le collier. A son air faussement compréhensif, à la lueur méchante dans son regard, je vois qu'il en a eu pour son pognon, qu'il est satisfait.
Je passe le week-end comme si de rien n'était. Je joue avec Zoé. Je discute avec Mélissa. Je sais que c'est fini, que cette vie-là c'est fini. Lundi midi, en planque, je regarde ma femme déjeuner avec son amant et l'embrasser par-dessus les assiettes. Elle ne se gêne pas. Elle ne se cache pas. Après tout c'est normal. Une belle femme comme elle, un monstre comme moi.
Je jette le collier à la poubelle et monte dans le premier train sans savoir où il va. Le lendemain j'écris une carte postale à Alphonse. Je lui explique que je ne retournerai pas travailler. Avec l'argent que j'avais mis de côté pour le collier et que je n'ai pas dépensé, je peux tenir quelques semaines. C'est pour la gosse que ça me fait de la peine. Mais au fond c'est mieux ainsi. Mélissa trouvera une excuse. Elle inventera quelque chose pour me remplacer. Je ne m'inquiète pas.
Je regarde la rivière et le soleil qui miroite à la surface de l'eau. Les gens évitent soigneusement le banc où je suis installé. Je sais pas si je vais pouvoir trouver un hôtel. Un clochard m'a parlé d'un endroit à l'écart de la ville, une sorte d'auberge où la patronne est tolérante. C'est sans doute là que je vais finir. Tout ce que je demande désormais c'est qu'on me foute la paix, tout ce que je veux c'est une chambre sans fenêtre ni miroir, juste un lit entouré de quatre mur et une porte qui ferme à clé, aucun regard posé sur moi, ni dégoût, ni amour, de toute façon c'est la même chose et dans un cas comme dans l'autre, j'ai déjà donné.


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Re : porcherie « Réponse #1 le: novembre 25, 2013, 10:55:09 am »
UN LECTEUR DE PORCHERIE DONNE SON AVIS :

"Je viens de lire Porcherie. J'ai beaucoup aimé les correspondances thématiques entre les nouvelles, qui donnent une réelle unité à l'ensemble. Ma soeur est un texte très étonnant, tant sur le plan de la forme, d'ordre poétique, que sur le fond qui m'a saisi par ta transgression du tabou empreinte d'une crudité toute larryclarkienne.
La violence qui traverse ton recueil de façon récurrente pourrait être gratuite, mais elle ne l'est étrangement pas, donnant au contraire une vraie profondeur à ce panorama d'individus borderline.
Enfin il y aurait, par moments, quelques éclats d'humour (noir, bien sûr) qui apportent une touche plus légère à un ensemble relativement sombre, mais à la réelle dimension catharsistique, puisque faisant réfléchir sur tous les processus sous-jacents à cette société devenue usine à fabriquer de l'exclusion."

Porcherie est un recueil de dix nouvelles que je viens de sortir en autoproduction. Disponible sous la forme d'un livret agrafé de 64 pages au format A5, il coûte 4 euros (+1,50 euros de frais de port). Pour se le procurer, il suffit d'envoyer un chèque à Christophe Siébert, 30 rue de la république, 34550 bessan, ou bien de le commander via Paypal en suivant ce lien : https://www.paypal.com/cgi-bin/webscr?cmd=_s-xclick&hosted_button_id=2A7CB63T7Z45N

Pour vous faire une idée de son contenu, voici la nouvelle "PSORIASIS" :

Antoine Vandrargues était connecté au Centre de Réception et de Régulation des Appels du SAMU 34. L'écran de son ordinateur diffusait dans la pièce noire une lueur de sortie de secours. L'homme, l'air concentré, suivait l'action du Personnel Assistant de Régulation Médicale. Au fur et à mesure que le dossier s'affichait à l'écran il lisait le nom des appelants, leur numéro de téléphone, leur adresse, l'objet de leur appel.
Vandrargues était âgé de quarante-deux ans et souffrait de psoriasis pustuleux avec des atteintes unguéales, ce qui signifiait que sur sa peau les croûtes jaunâtres dessinaient des chaînes de montagnes vues du ciel et que ses ongles se piquetaient de blanc, se striaient de rouge et se séparaient en feuillets aux extrémités (mais la chose n'arrivait pas souvent car il les rongeait jusqu'au sang). Il  était gros, ses dents étaient jaunes, ses yeux injectés. Il occupait seul une ferme à l'abandon. Toutes les pièces sauf sa chambre tombaient en ruine, la poussière couvrait tout, le toit fuyait, la crasse bouchait les vitres. Dans sa chambre plus ou moins habitable il disposait d'un matelas, d'une cartouche de gaz jetable qui lui servait à faire chauffer des plats cuisinés et des pâtes, d'un groupe électrogène à essence à quoi étaient branchés son ordinateur et une
lampe de chevet qu'il utilisait peu. Les détritus s'entassaient dans un coin, principalement boites vides, paquets de pâtes, bouteilles de vin et de whisky, canettes de bière, mégots. Il chiait et pissait dehors. Ses revenus mensuels s'élevaient à huit cent euros, pour moitié le RSA et pour moitié une aide que lui versait sa mère, correspondant à un dédommagement touché depuis l'accident du travail qui provoqua la mort de son mari. Le père d'Antoine Vandrargues avait été grutier, la mère était aide-soignante à la clinique psychiatrique La Pergola, à Béziers ; le fils ne faisait pas grand chose à part manger, pirater le CRRA, sortir se masturber en observant les interventions proches de chez lui, prier chaque soir le petit Jésus de lui redonner la bonne santé et de lui trouver une femme. De temps en temps il allait aux Nuits Rouge, une discothèque située à proximité de la nationale, et dansait dans le but peut-être d'attirer l'attention des filles, n'attirait l'attention de personne mais buvait avec abondance, rentrait, ne mourrait pas sur la route et invoquait presque à l'aube le petit Jésus en utilisant un mouchoir dans quoi il éjaculait depuis des années sans jamais le laver. Trois fois par an (Noël, Fête des mères, Toussaint) il allait à Béziers et rendait visite à sa mère, se recueillait sur la tombe de son père, avait un bref rapport sexuel avec une prostituée.

Le quinze juin à vingt-trois heures Raoul Frissard, le visage hagard et dégoulinant de Côtes-du-Rhône, lança le poing en gueulant «putain de toi». Claire Frissard, le verre vide encore à la main, ne vit rien venir et le reçut en pleine gueule. Elle lâcha le verre, bascula en arrière avec sa chaise, ses doigts se refermèrent sur la toile cirée qui servait de nappe et l’entraînèrent dans la chute. Elle se cassa le crâne contre le coin du meuble à vaisselle, l'ébranla, il y eut un bruit d'assiettes qui s'entrechoquent, tout ce que contenait la table, emporté par la nappe, tomba et se brisa. Le vin, la nourriture, le sang se mélangèrent. Elle resta sans connaissance. Son mari poussa un cri. Il se rua sur le téléphone et composa le 18. Au PARM de garde il expliqua que sa femme venait d'avoir un accident, s'empêtra dans ses phrases, attira l'attention de Vandrargues qui prit sa voiture et se rendit sur les lieux. Il arriva avant le SAMU, cela ne s'était jamais produit. Il observa pendant une minute. Une émotion contracta son visage grêlé de croûtes. Il sourit, découvrant ses dents jaunes. D'un coup d'incisives il prit à sa lèvre inférieure un bout de peau, le mâchonna.
Il sortit de sa voiture et alla sonner à la porte du couple Frissard, qui habitait une maison aussi isolée que la sienne, en meilleur état. Raoul ouvrit. Le véhicule du SAMU se faisait attaquer, à Villeneuve-les-Béziers, par une bande armée de pistolets à grenaille. Vandrargues demanda à voir la blessée.
Claire Frissard n'avait pas bougé. Sa robe à fleur remontait aux genoux. Elle portait des chaussettes en laine. Dans la chute elle avait perdu une pantoufle. Un hématome déformait son visage. Une flaque de sang coagulait sous sa tête. Des coquillettes la recouvraient. Une chipolata avait roulé contre sa hanche. Du vin imbibait sa robe et tâchait son visage. Celui de son mari était redevenu propre.
Elle s'éveilla, tenta de se redresser, cria. Elle vomit en jet une grande quantité de liquide, produisant un fort bruit de gorge. Son regard se perdit. Sa peau vira au gris. Elle retomba inconsciente.
— Aidez-moi, dit Vandrargues, on va l'amener au véhicule de secours.
L'époux Frissard, que l'ébriété et sans doute la panique rendaient stupide, fit comme on lui disait. Ils transportèrent l'agonisante dans la Clio délabrée de l'imposteur. Frissard posa quand même des questions, à quoi Vandrargues répondit qu'il n'y avait pas de temps à perdre et que ses collègues n'allaient pas tarder.
Trois kilomètres au sud la police venait secourir l'ambulance. Un nouveau véhicule avait été assigné à l'intervention chez les Frissard, il se mettait en route.
— Il me faut votre carte vitale, dit Vandrargues.
A peine l'homme tourne les talons, Vandrargues met le contact, démarre, fout le camp.

Arrivé chez lui, il sort la morte de la voiture et la transporte dans sa chambre. Il fouille dans toutes les pièces, trouve une robe et un costume de mariage qui avaient appartenu à ses parents.
Il pose sur une chaise un portrait du petit Jésus. Sur une autre chaise, face à la première, Claire Frissard est assise, plus ou moins. Sa robe pue le moisi. Vandrargues se tient debout dans ses habits trop petits et tâchés. En fond sonore il y a en boucle une version pour boite à rythme et synthétiseur de la marche nuptiale de Mendelssohn.
Ils répondent comme il faut aux questions du petit Jésus, qui les déclare mari et femme. Vandrargues manifeste une grande émotion. Il bat des mains, rie, pleure, se gratte beaucoup. Claire Frissard demeure éteinte. Ensuite, comme dans les films, il porte son épouse dans ses bras et la dépose sur le lit nuptial.

Quelques années plus tard, face à la gendarmerie qui le somme de se rendre à grands coups de mégaphone, il se suicide. Ce qui se passe entre-temps, crimes, déviances diverses, explications psychologiques à la mords-moi-le-nœud, on s’en fout légèrement.