Auteur Sujet: [ECRIRE JUSQU'A CREVER AUTANT DE TEXTES QU'ON PEUT]  (Lu 1131 fois)

konsstrukt

  • Vicomte des Abysses
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[ECRIRE JUSQU'A CREVER AUTANT DE TEXTES QU'ON PEUT] « le: janvier 02, 2014, 22:41:06 pm »
En attendant que l'envie me reprenne d'en écrire de nouveaux, (re)lisez donc les 46 textes de la série [ECRIRE JUSQU'A CREVER AUTANT DE TEXTES QU'ON PEUT]

C'est ici : http://konsstrukt.wix.com/christophe-siebert#!untexte/c1abi

Et, tiens, un texte au hasard, histoire de donner une idée :

31.

Une vie de réclusion volontaire, une vie de fuite intérieure, une vie en ermite, une vie passée à regarder par l’œilleton avant de décider de ne pas ouvrir la porte, une vie à laisser sonner le téléphone sans répondre jamais, une vie dominée par la misanthropie.
Toute une vie construite sur ce constat : je ne veux pas frayer avec tous ces connards. D'accord pour les observer de loin, pour en faire le sujet parfois de mes textes, d'accord pour partager avec eux la planète, mais pas plus. Tous ces gens que vous acceptez de côtoyer, à qui vous serrez la main, qui vous donnent parfois des ordres, qui viennent manger chez vous, vous filent des conseils, vous disent comment faire, tous ces gens que vous ne supportez pas et qui pourtant font autant partie de votre existence que votre meilleur ami ou que vos courbatures, tous ces gens qui grignotent votre âme comme une armée de termites, je ne les veux pas. Toute une vie sans patron envahissant, sans collègue mesquin, sans famille pourrie, sans voisin casse-couille, sans ami dont on ne sait pas comment s'en débarrasser, sans mariage qu'on passe sa vie à regretter, toute une vie sans autre lien que ceux qu'on a voulus, toute une vie entourée de l'amour de ceux qu'on a choisis, toute une vie baignée dans les affinités électives, toute une vie le ventre au chaud et sur le monde un œil tranquille.
Un vie de chat si on veut, ou bien d'enfant gâté, une vie d'homme libre, une vie d'honnête homme, une vie de peureux, une vie sans conflit, une vie sans courage, une vie sans embuche, une vie sans jouer le jeu, toute une vie passée à suivre ses propres règles, toute une vie passée des ciseaux à la main pour couper tous les fils qui doivent être coupés. Une vie sans éclat, sans complication. Toute une vie passée sans aucun compromis et planqué, bien planqué dans la pénombre du monde.