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Sujets - ZAza

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Les nouveautés de la musique libre / Los Keraspan
« le: juillet 10, 2009, 17:16:11 pm »
Pas vraiment une nouveauté mais je n'ai pas trouvé de post les concernants dans les archives.

http://digetgrattrec.free.fr/

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Ovnis / Matt Burden
« le: mai 05, 2009, 16:03:25 pm »

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Tous a poil et plus vite que ça / Le Net cette sale pute
« le: mai 02, 2009, 14:41:16 pm »
1/ Branchitude.
"Être branché" n'est pas seulement une potentialité concrète, c'est aussi un nouveau commandement moral à inscrire sur les tables de la loi. Ce qu'on reproche à celui qui refuse d'être perpétuellement connecté, c'est de faire sa mauvaise tête, d'être ringard, bref, de ne pas accepter d'être un maillon de la méga-machine.
Aujourd'hui se déconnecter, c'est mourir un peu...

2/ Hygiénisme.
Des ordinateurs blancs, des zones transparentes, des lignes et des courbes épurées, les gadgets technologiques qui nous envahissent se veulent zen, immaculés, diaphanes. Plus de fil, des téléphones et bientôt des ordinateurs à écran tactile pour éviter de se salir les mains et d'entrer en contact avec les aspérités du clavier. Cette obsession de la pureté traduit une hygiénisation croissante de la société. On se connecte quand on veut et à qui on veut, mais protégé du monde extérieur et de ses dangers. La relation humaine devient elle même suspect, porteuse de germes du conflit et de salissures. Les petits problèmes de son immeuble, de son quartier, sont ignorés. Il a des amis sur toute la planète mais ne dit pas bonjour à sont voisin.

3/ Ubiquité.
La wifisation du monde permet d'être partout connecté et nulle part présent. Regardez ces zombies qui parcourent leurs vies un casque sur la tête, regardez ces chimères qui hantent les trains un ordinateur portable sans cesse allumé, regardez ces deux personnes qui se parlent tout en tapotant chacune sur le clavier de leur portable... Être ici et ailleurs. Partout et nulle part.

4/ Impatience.
Internet rend chronophage et chonodépendant. Il dévore notre budget temps à une vitesse inhumaine. La technologie modifie toujours notre perception du temps. Avec internet, ca ne va d'ailleurs jamais assez vite. Nous voilà incapable d'attendre que notre correspondant soit sortit des toilettes ou du métro. Je lui ai écrit il y a dix minutes et il ne m'a pas encore répondu: innacceptable! L'homo numericus croit gagner du temps avec internet... Pourtant tout le monde vit à un rythme délirant, constamment préssé, débordé, à bout de souffle... Nous dormons 90 minutes de moins qu'il ya cinquante ans et le temps de repos, de flânerie, de méditation et avec les autres se réduisent continuellement. Internet, c'est un pas de géant vers une nouvelle accélération de la société. On sait cependant que lorsque certains accélèrent, c'est toujours au détriment des autres.

5/ Nouveauté permanente.
La nouveauté d'aujourd'hui remplace celle d'hier, taxée alors du summum de la ringardise. Le haut débit remplacé par le très haut débit, la haute définition par la super haute définition, les méga octets par les giga octets, etc. La modernité implique le mouvement permanent, l'instabilité et la précarité. Comme le dit le héraut des temps modernes Jacques Séguéla : " Dans un monde qui bouge, l'immobilisme est un désordre." (le monde, 17-2-2004).

6/ Santé en danger.
Le BioInitiative Working Group a publié un rapport d'études de 600 pages prouvant les dangers des émissions "type téléphonie mobile", qui concerne donc tout autant les téléphones portables, les antennes, les relais GSM que les ondes wifi. Ces champs et ondes électromagnétiques ont en effet des conséquences sur les gènes et l'expression des protéïnes, sur le développement de certains cancers, notamment du sein, sur le développement de la maladie d'Alzheimer ; ils ont aussi des effets négatifs sur les protéïnes du stress, sur la fonction immunitaire, sur la neurobiologie, sur le fonctionnement du système nerveux et donc le comportement.

7/ Néo-colonialisme.
L'uniformisation du monde passe par sa technologisation. Un des buts du colonialisme était de civiliser les sauvages, aujourd'hui il faut les brancher sur le Net. L'objectif brandi est de "réduire la fracture numérique" entre le Nord et le Sud. Les nouveaux philantropes créent des ateliers vidéo au coeur de l'Amazonie, des associations connectent l'Afrique à internet avec des ordinateurs à moins de cent dollars... Connecter tous les peuples devient le grand défi du XXIème siècle. Pour leur bien évidemment, comme les colons "éduquaient" les indigènes, et les pêres missionnaires convertissaient les indiens...

8/ Concurrence.
La mise en réseau et le temps réel démultiplient les possibilités de mettre en concurrence les individus et les entreprises. Une centrale d'achat de grande surface peut lancer une enchère pour trois tonnes de tomates et choisit l'agriculteur le plus performant à une vitesse fulgurante. Dans certains pays, des employeurs proposent sur des sites des taches à effectuer et les postulants cassent les prix pour être sélectionnés... Le rêve libéral se réalise.
L'un des grands enjeux du plan "France numérique 2012" est aussi de faire exploser le commerce virtuel. L'économie numérique est en effet le secteur le plus dynamique de l'économie mondiale. Tout s'y renouvelle à une vitesse folle, il faut être à l'affût de toute les nouvelles tendances, chercher les bonnes affaires, participer à des enchères, se noyer dans la Toile comme un acheteur compulsif le ferait dans un centre commercial.

9/ Flicage et transparence.
Rien d'étonnant à ce qu'Eric Besson parle de "droit opposable à un accès à l'internet haut débit inférieur à 35 euros" (Les Echos, 20-10-2008) pendant que le gouvernement ferme les hôpitaux et les tribunaux de proximité. Car si la machine technico-politique supporte trés bien que l'individu ne soit pas en mesure de faire appel à elle en cas de besoin, cette même machine tolère de moins en moins de ne pas pouvoir, elle, vous identifier, vous localiser, vous surveiller, vous influencer, vous décrypter, vous analyser. Le rapport "France numérique 2012" d'octobre 2008 annonce "la généralisation d'outils d'authentification électronique, à l'instar de la carte nationale d'indentité électronique pour chaque citoyen à partir de 2009", avec comme objectif "100% de citoyens titulaires".

10/ Connaissances.
Avant les gens ne savaient rien. Nos grands-parents : des incultes! La transmission orale, la lecture, les discussions, les bibliothèques, l'école, l'éducation populaire? Des fadaises! Grâce à Wikipédia et au Web, on peut tout savoir sur tout, en un clic. "La plus grande encyclopédie du monde", "avoir une bibliothèque dans sa poche"... La confusion entre possibilités d'accès et acquisition des connaissances est le plus formidable tour de passe-passe de la propagande numérique. Le monde qu'elle crée rend obsolète l'idée même de pensée car se cultiver demande de l'attention, du temps et une démarche, voire des efforts. Aprés le body-building pour muscler nos corps inertes, vint le brain-building pour nos cerveaux qui ne réfléchissent plus et notre mémoire atrophiée.

11/ Internet, ennemi des familles.
Internet conduit papa, maman et les enfants à s'isoler les uns des autres. Même le journal de la CAF, "Vies de famille", de février 2009 est obligé d'en convenir : "Les écrans deviennent nocifs quand ils morcellent la famille parce que chacun reste tête à tête avec sa télé ou son ordinateur." La wification des domiciles est l'étape supérieure : elle permet à chacun de se déconnecté de la vie familiale dans tout les coins (et petits coins) de la maison. Ouvert sur le monde, peut être, mais d'abord fermé sur les siens.

12/ Fausse gratuité et publicité.
Etendart des nouvelles technologies, leur gratuité est un leurre. Les recherches sur Google sont intégralement financées par le marché publicitaire, comme la plupart des sites professionnels. A mesure que se développe l'idéologie de cette fausse gratuité, les ménages dépensent de plus en plus d'argent dans la communication! Il faut renouveler dans des cycles de plus en plus courts son matériel, acheter de nouveaux gadgets pour chaque membre de la famille, payer ses multiples abonnements..

Extrait de La Décroissance, Avril 2009

19
Ovnis / Daysinadays (par 1h05)
« le: avril 13, 2009, 13:50:48 pm »
Je vous laisse vous balader dedans.

http://www.daysinaday.com/

20
Ovnis / AudioTool
« le: février 19, 2009, 10:41:31 am »
Un site de simulation qui permet de jouer avec les vieilles TR909, TR 808, TB303 en les connectant entre elles et rajoutant tout plein de pedale deffet. En plus y'a 5min d'enregistrement possible. Fun.

http://www.hobnox.com/index.1056.en.html

 smiley4

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Le cerveau / Cadavre exquis (ou comment occuper les temps de chargements)
« le: septembre 12, 2008, 20:05:30 pm »
1#
Et glisser lentement comme la pupille d'un mort derrière son monocle. De cet oeil semblable à une plaie obscène tombait une pluie de pus blanc, où mon cuir recouvert de poil faisait fuir les voyageurs. Mon chapeau posé sur les genoux, j'étendais ma langue tentaculaire rose dans l'oreille de ma voisine. Les scènes de sexe au quelle ils s'adonnèrent dans la nuit de la salle avait l'air de crime. Sa main glissait sous sa robe trop courte et un filet d'encre rouge et noire s'écoulait sur le fauteuil. Comment ne pas y voir un mirage dans ce désert de solitude. L'utérus brillé de mille odeurs dans la nuit très calme. Son regard été celui de la peste sur un rat. Un souffle affolé s'échappa entre ses dents.

2#
Puis le poisson s'annonça par son odeur. Tout le monde salivait. Il brillait comme une seringue fine dans le ciel. Il se dressait comme un champignon sur une souche pourrie. Son visage particulièrement hideux sentait la terre. Les bébés cessèrent alors leur cri aigu qui retombèrent comme une neige fine et lente sur l'océan.

3#
Au-dessus du tréfonds du gouffre. La déprime se dilue, et les querelles d'amants prennent tout leur temps.. Votre histoire n'aura pas de futur. Et ces phrases si rarement achevées resteront pour nous une énigme. Puis l'explosion. La lumière au milieu de la nuit. On se croyait malheureux partout ailleurs. Pauvre hasard sans imagination. Car tôt ou tard je l'apprendrais d'un autre. De colère, il traversa le grand couloir, le pas rythmé par les quintes de toux. Face à cette vision d'horreur, toute l'humanité hurle comme un seul singe. Même les plus fameux marin laissèrent leur vie dans cette guerre.

4#
Elle plongea sa main dans l'abyme de ce corsage caverneux.. Terrorisé à l'idée que trop de dents lui déchire le doigt. Une bande de sales gosses avec l'épiderme encore à l'abris des rides et la fougue de la jeunesse dans la tête. Leur oeil perçant traduisant leur désir de vie. Son visage devins un écran de verre inexpressif. L'image stigmatisée d'un bonheur parfait. Il commença alors à donner des nouvelles de sa sœur et de son frère. Mais se tut devant de trop puissants tabous avant de s'enfuir au loin. Tout deux finiront noyés dans la folie, tentant de s'accrocher à une bouée poreuse en forme de médicament. La chimie de la fuite entre leurs lèvres.



réalisé avec latelier decriture du site des editions zulma : http://www.zulma.fr/atelier-ecriture.html

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Ovnis / Black Hole
« le: avril 26, 2008, 18:51:26 pm »


"Roman graphique en noir et blanc, scénarisé et dessiné par Charles Burns. Il a été publié aux États-Unis en 12 numéros, de 1995 à 2005 par Kitchen Sink Press et Fantagraphics. Une édition intégrale a été réalisée par Pantheon Books en 2005. En France, Delcourt a publié six volumes doubles de 1998 à 2005 et l'intégrale en novembre 2006."

On vient de me préter l'intégrale. Je me suis enfermer à clef dans ma piaule et décroche juste pour commander des pizzas qu'on me glisse sous la porte.  :smiley52:

24
Ovnis / Bite Dead
« le: avril 20, 2008, 01:07:04 am »
Un suédois qui mélange collage et peinture. J'ai vraiment flashé dessus.

http://bitedead.blogspot.com/

25
Ovnis / David Sarandon
« le: février 27, 2008, 23:14:07 pm »

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Entraide, amitié et plus si affinité / Appel aux aventuriers
« le: février 22, 2008, 21:28:52 pm »
"Bonjour à tous!

Je vous envoie ci-joint un lien pour voir 'The Son of Townhall', radeau de toutes les mers qui porte une longue et belle histoire, et qui est depuis quelques années à l'abandon à Sète (34).

Il est aujourd'hui menacé de destruction par les autorités puisque les amarres risquent de lâcher et de laisser dériver... Des amis très proches ont participé à sa folle construction essentiellement en matériau de récupération et aux voyages qui suivirent, mais ils sont maintenant sur d'autres continents, et proposent à quiconque serait intéressé de le faire revivre d'en devenir propriétaire, gratuitement.

Entendons-nous bien, il est en très mauvais état. Mais il semble tout à fait possible de le réhabiliter en ne gardant que la coque (qui n'en est pas vraiment une puisque c'est un radeau! excusez mon vocabulaire incertain...!) et en reconstruisant l'habitation.
Parce qu'un lien affectif m'y rattache, je diffuse cette information, car il me semble que 'The Son of Townhall' mérite une seconde vie, qu'elle soit pour une habitation, des activités artistiques...

L'échéance arrive fin mars. Considérant toute l'organisation nécessaire lorsque quelqu'un le prendra en main, il est évident que l'information doit rapidement circuler
Vous trouverez aussi le plan de sa situation exacte ci-joint, il est possible de le voir librement.

Merci d'en parler autour de vous...
En lui souhaitant longue vie!

Vous pouvez me contacter au 06 32 20 92 39.

Bises à tous

Gabrielle"

http://www.floatingneutrinos.com/son%20of%20town%20hall/Son%20of%20Town%20Hall.html

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Chouilles / Nouveau procès en appel contre Hamé (La Rumeur) le 18/03/08
« le: février 12, 2008, 15:36:46 pm »
Depuis 2002, « l'affaire La Rumeur » oppose le ministère de l'Intérieur à Hamé, membre du groupe de rap La Rumeur, accusé de diffamation publique envers la police nationale, pour trois phrases extraites d'un article. Cet article, « Insécurité sous la plume d'un barbare », fut publié en avril 2002, dans un magazine gratuit (La Rumeur magazine) accompagnant la sortie du premier album de La Rumeur, L'ombre sur la mesure. Le ministre de l'Intérieur de l'époque s'appelait Nicolas petit lapin qui pisse derrière la tente. Après deux relaxes, en première instance (jugement rendu le 17 décembre 2004) et en appel (jugement rendu le 22 juin 2006), la cour de cassation a renvoyé, par son arrêt du 11 juillet 2007, Hamé devant la cour d'appel de Versailles. Ce troisième procès aura lieu le 18 mars 2008.


INSECURITE SOUS LA PLUME D'UN BARBARE

Voici l'article incriminé, publié le 29 avril 2002, entre les deux tours de l'élection présidentielle. Les passages qui constituent l'objet de la plainte sont ici en gras (on notera le découpage hasardeux des deuxième et troisième passages).

"Ca y est, les partisans chevronnés du tout sécuritaire sont lâchés. La bride au cou n'est plus et l'air dutemps commande aux hommes modernes de prendre le taureau par les couilles. Postés sur leurs pattes arrières, les babines retroussées sur des crocs ruisselant d'écume, les défenseurs de "l'ordre" se disputent à grands coups de mâchoires un mannequin de chiffon affublé d'une casquette Lacoste. Sociologues et universitaires agrippés aux mamelles du ministère de l'intérieur, juristes ventrus du monde pénal, flics au bord de la crise de nerfs en réclamation de nouveaux droits, conseillers disciplinaires en zone d'éducation prioritaire, experts patentés en violences urbaines, missionnaires parlementaires en barbe blanche, journalistes dociles, reporters et cinéastes de "l'extrême", philosophes amateurs des garden-parties de l'Elysée, idéologues du marché triomphant et autres laquais de la plus-value ; et bien évidemment, la cohorte des responsables politiques candidats au poste de premier illusionniste de France... tous, jour après jour, font tinter en prime-time le même son de cloche braillard :

"Tolérance zéro " !!! "Rétablissement de l'ordre républicain" bafoué "dans ces cités où la police ne va plus".

Ils sont unanimes et hurlent jusqu'à saturation, à longueur d'ondes et d'antenne, qu'il faut "oser" la guerre du "courage civique" face aux hordes de "nouveaux barbares" qui infestent la périphérie de nos villes. Qu'on en finisse avec le diable !!! l'ennemi intérieur, fourbe et infâme, s'est immiscé jusque dans nos campagnes et y a pris position. Ne craignons pas les contrats locaux de sécurité, les couvre-feux, l'abaissement de l'âge pénal à 13 ans, l'ouverture de nouveaux centres de détention pour mineurs, la suppression des allocations familiales aux familles de délinquants... Que la caillera se le tienne pour dit, la République ne laissera pas sombrer le pays dans le chaos apocalyptique des vols de portables, du recel d'autoradios ou du deal de shit sous fond de rodéos nocturnes...

La République menacée, la République atteinte mais la République debout !!! Quelle leçon d'héroïsme ! Quelle lucidité d'analyse ! Et quel formidable écran de fumée !! A la table des grand-messes, la misère poudreuse et les guenilles post-coloniales de nos quartiers sont le festin des élites. Sous les assauts répétés des faiseurs d'opinion, les phénomènes de délinquance deviennent de strictes questions policières de maintien de l'ordre ; les quartiers en danger se muent en quartiers dangereux dont il faut se protéger par tous les moyens ; et les familles immigrées victimes de la ségrégation et du chômage massif, endossent la responsabilité du "malaise national".

La crème des auteurs de la pensée sécuritaire joue à l'idiot à qui on montre la lune du doigt et qui regarde le doigt. Exit les causes économiques profondes. Exit les déterminismes sociologiques. Exit le risque que le débat prenne un jour l'aspect d'un réquisitoire contre les vrais pourvoyeurs d'insécurité : ceux-là même qui ont réduit des centaines de milliers de famille à vivre avec 4000 francs par mois ; ceux-là même qui appellent de leurs voeux les plus chers la marche forcée vers " l'économie de marché débridée ". Nous ne lirons pas, dans la presse respectable, que les banlieues populaires ont été, depuis une vingtaine d'années, complètement éventrées par les mesures économiques et sociales décidées depuis les plus hautes sphères de l'Etat et du patronat pour pallier à la crise sans toucher à leur coffre-fort.

Nous n'entendrons pas sous les luminaires des plateaux de télévision, qu'à l'aube maudite du mitterrandisme, nos parents et nos plus grands frères et soeurs ont été les témoins vivants d'une dégradation sans précédent de leur situation déjà fragilisée.

L'histoire officielle ne retiendra pas l'énergie colossale déployée par les gouvernements des trois dernières décennies pour effacer les réseaux de solidarité ouvrière enracinées dans nos quartiers [1] Pas plus qu'elle ne retiendra le travail de récupération et de sape systématique des tentatives d'organisation politique de la jeunesse des cités au milieu des années 80 [2].

Qui parmi les scribouillards du vent qui tourne s'indignera de l'opacité entretenue vis-à-vis de la vallée de larmes et de combats que fut l'histoire de nos pères et grands-pères ? Parmi ces hommes de paille éructant la "croisade républicaine", combien déclareront la guerre du "courage civique" devant les ravages psychologiques du mépris de soi chez des générations qui atteignent la vingtaine avec 8 ans d'échec scolaire et 3 ans de chômage ? Les logiques d'autodestruction (toxicomanie, alcoolisme, suicide...) où certains d'entre nous sont conduits par pur désespoir et complète perte de foi en l'avenir, mériteront-elles quelconque voix au chapitre de l'insécurité ?

Les pédagogues du dressage républicain n'auront pas en ce sens la critique fertile. Ils n'esquisseront nulle moue face à la coriace reproduction des inégalités sociales au travers des échelons du système scolaire, ni l'élimination précoce du circuit de l'enseignement de larges franges de jeunes qui ne retiennent de l'école que la violence qui leur a été faite. Les rapports du ministère de l'intérieur ne feront jamais état des centaines de nos frères abattus par les forces de police sans qu'aucun des assassins n'ait été inquiété. Il n'y figurera nulle mention de l'éclatement des noyaux familiaux qu'ont provoqué l'arsenal des lois racistes Pandraud-Pasqua-Debré-Chevènement et l'application à plein rendement de la double peine.

Les études ministérielles sur la santé refermeront bien vite le dossier des milliers de cancers liés à la vétusté de l'habitat ou au non-respect des normes de sécurité sur les chantiers de travail. La moyenne effroyablement basse de l'espérance de vie dans nos quartiers ne leur semblera être, elle aussi, qu'un chiffre indigne de tout commentaire. Bref, ils n'agiteront jamais au vu de tous le visage autrement plus violent et criminel de l'insécurité. Aux humiliés l'humilité et la honte, aux puissants le soin de bâtir des grilles de lecture.

À l'exacte opposée des manipulations affleure la dure réalité. Et elle a le cuir épais. La réalité est que vivre aujourd'hui dans nos quartiers c'est avoir plus de chance de vivre des situations d'abandon économique, de fragilisation psychologique, de discrimination à l'embauche, de précarité du logement, l'humiliations policières régulières, d'instruction bâclée, d'expérience carcérale, d'absence d'horizon, de repli individualiste cadenassé, de tentation à la débrouille illicite... c'est se rapprocher de la prison ou de la mort un peu plus vite que les autres...

Les hommes et les femmes qui dirigent ce pays savent tout cela. Ils savent aussi que la libéralisation massive de la vie économique française est en très bonne voie. Ils savent que les privatisations, les fusions, les délocalisations de nombreux secteurs d'activité vont se généraliser comme va se généraliser la paupérisation. Ils savent que la nouvelle configuration du marché exige la normalisation du salariat précaire et l'existence d'une forte réserve de chômeurs et de sans-papiers.

Et ils savent surtout que les banlieues populaires (parce qu'elles subissent de plein fouet et avec le plus d'acuité les mutations de la société française) sont des zones où la contestation sociale est susceptible de prendre de radicales formes de lutte si elle trouve un vecteur qui l'organise. On comprendra qu'il est de nécessité impérieuse d'installer toujours plus d'instruments de contrôle et de répression "éclair" au sein de nos quartiers. On comprendra que le monde du pouvoir et du profit sans borne a tout intérêt à nous criminaliser en disposant de notre mémoire et de nos vies comme d'un crachoir.



Notes
[1] Dans les années 60-70, les quartiers du monde ouvrier étaient encore traversés de réseaux de solidarité vivaces et actifs au travail ou sur les lieux de vie. Les milieux de l'immigration ouvrière ont toujours combattu en première ligne lors des grands conflits sociaux qui secouèrent la France. En dépit de conditions de vie extrêmement pénibles : maigres salaires, logement extrêmement précaire (bidonvilles, caves, chambres insalubres à plusieurs...), situations de ségrégation, crimes xénophobes, déchirement intérieur de l'exil... nos parents avaient conquis les instruments de lutte (cellules, partis, syndicats) indispensables à la formulation d'un rêve de progrès collectif et d'un avenir plus enviable à offrir à leurs enfants. Ils avaient conscience de participer à l'histoire et de maîtriser ne serait-ce qu'une parcelle de leur destinée. Cette culture ouvrière politisée a volé en éclats sous l'impact des effets multiples de la crise (licenciements massifs, paupérisation, répression de fer des foyers de résistance et de grève, démantèlement, délocalisation des bastions ouvriers - Renault-Billancourt par exemple -, enfouissement rapide de la mémoire de ces luttes sous l'euphorie mitterrandienne, sauve qui peut individualiste...). Pour l'instant, rien ne l'a remplacée.

[2] Notamment au travers d'organisations comme SOS racisme, crée de toutes pièces par le pouvoir PS de l'époque pour contribuer à désamorcer le radicalisme des revendications de la Marche des beurs : l'égalité des droits devient l'égalité devant l'entrée des boîtes de nuit. La justice pour les jeunes assassinés par la police disparaît sous le colosse slogan médiatique "Touche pas à mon pote !" ou "Vive le métissage des couleurs !", etc."

A télécharger, cet historique de l'affaire (format pdf), rédigé par le site Acontresens, et le dossier sur les étapes récentes du procès.

+ d'info: http://www.la-rumeur.com/

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Les nouveautés de la musique libre / JFX Bits #2 - "Breaking Up Simmetry"
« le: février 08, 2008, 19:17:33 pm »


Aku-fen / El Gringo / Led Piperz / Pilah / Niveau Zero / Playdoe / Twelve
DJ Supa Jay & Gosnot / R;ZatZ / TRKL / Cookie_B / Scorn / EZ3kiel / Grosso Gadgetto
Revo / Antropik / Karlit&KaboK / L'Oeuf Raide / Ty Von Dixit ft The Real Fake MC
Derendael / Randomatik Blast / SKNDR / Muzo / Azaliah
http://jarringeffects.net/jfxbits2

La deuxième édition de la compil libre de Jarring Effects est dispo au téléchargement depuis Janvier. Encourageons les dans ce genre d'initiative.


ps: si quelqu'un a déja fait un article sur ce sujet merci de suprimer celui ci.

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Ovnis / Quit Your Dayjob
« le: février 05, 2008, 16:04:30 pm »
Un groupe de rock simpliste et particulièrement con

http://www.quityourdayjob.org/

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Le cerveau / j'ai oublié ton N°
« le: février 05, 2008, 15:57:11 pm »
Quelques textes sans prétentions grifonnés deci dela à mes heures perdues sur des persos imaginaires (ou pas). Toutes ressemblances avec des personnes existants ou ayant existées est parfaitement voulue. Mais on s'en fout: elles connaissent pas ce sites. héhé

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A se frotter, s'embrasser, se mordre, on embraserai presque la tapisserie. Je suis avec celle qui fait monter la seve et tomber la pression. A deux sur notre nuage nous brillons de tout les feux, plus rien d'autre n'existe que l'autel vivant que nous sommes, dédié aux chairs et à la folie. Ondulant comme un serpent, elle s'accroupie, arrache l'emballage et se met à lècher mon phallus, l'embrasse, le mets entier dans sa bouche, maniant sa langue avec la science des gestes et la passion de l'amour, puis, satisfaite, son corps se dresse de toute son imposante et brulante présence et, de ses quatres bras, m'attrape violemment à la gorge, au sexe, pose un doigts sur mes lèvres et tranche d' un coup de lame à dents de scie l'organe gonflé de désir.
Le corps recroquevillé sur le sol dans la position du foetus, la douleur qui vibre à faire éclater mes tympans, l'odeur du sang, la gorge trop écrasée pour pouvoir sortir un son, à travers mes yeux horrifiés je regarde. La diablesse se frotte lentement le corps avec ce sexe encore chaud, prennant soin de satisfaire tout ses caprices tyranniques. Elle en jouie à loisir puis, comme une petite fille qui ne veut plus de son nouveau jouet, le laisse tomber entre ses doigts avant de s'allumer une cigarette et retourner à la nuit d'ou elle est venue. Ne te fait pas d'illusions ducon, elle sait trés bien se qu'elle fait.

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Lèche, mordille, suce, langue frétillante sur morceau de chair tendre, respiration synchronisée,  et brusquement yeux de braise, canines saillantes, mâchoire carnassière, babines retroussée: je mords. Sur le lit, une tête, deux bras, un buste aux seins orgueilleux et dessous, dans les draps baignant de sang, des boyaux qui s'étalent comme les tentacules d'une pieuvre morte. Moi dans un coin de la pièce, roulez en boule. Je tremble.

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Y'a le plancher qui tangue, j'ai l'esprit éparpillé, je suis saoule. Paye moi un autre whisky coco. Même si je tiens plus debout, tu serait un amour. Ouais, je sais que je devrais pas boire autant, que je joue les déchets, que t'échangerai pas ta vie contre la miennes. Mais toi. Toi, t'es quelqu'un de bien. Un mec bien, avec un boulot bien, des amis bien.. Rassure toi je sais être classe aussi. Je sais comptempler le silence d'une fumée qui s'envole sans dire un mot, et je garde mes lunettes noires pour faire les félation. C'est ca, vas-y, qu'es que t'attend?, mord moi le cou. J'ai envie de porter ton avortement.

Corps qui se collent, mains qui frottent, langues qui s'entortillent longuement, attrapper par la main, traverser la piste de danse, grincement d'un battant de porte, odeur de pisse, lumière blafarde, carrelage blanc crade, néon qui  grésille, porte de WC étroit qui se referme à clef, mains sous T-shirts, lèvres affamées, yeux qui se lèvent au plafond, langue qui lèche, machoire qui mordille, mes genoux qui descendent sur le sol mouillé, ceinture de cuir, braguette faisant un doux "ziip!", organe qui sort, veines apparentes, peau moite, et soudain hurlement qui déchire ma gorge, nos tympans et l'ambiance laiteuse, cordes vocales qui brulent, poings qui martellent son ventre, le pousse hors des chiottes. Violence, désarroi. Lui, regards hagards, jambes maladroites qui s'entravent dans son froc, contenance à assurer. "Elle est taré s'te conne!". Porte qui claque. Le calme. Moi, accroupis dos au mur. Je mets à la bouche la seule chose que mes lèvres crameront dans ces WC: ma dernière cigarette. Un cancer contre un peu de plaisir. Une relation sincère.

Ok, j'avoue: j'ai un problème. Je vois trop souvent l'humanité comme un gros bocal d'eau sale rempli de mouches qui nagent dedans. Des petits morceaux de viande qui patogent dans ce qui été leurs reves. Glisser desespérement sur le bord et s'appuyer sur les autres, c'est le sexe facile et l'autisme de l'artiste. Les gens s'accrochent, cherche desespérement un éxutoire à la  noyade. L'ailleurs qu'on nous a tant promis avant de clamser. C'est comme gratter nerveusement le vernis noir sur ses ongles, on sais desespérement que dessous il y a qu'un ongle sale, et pourtant on continu à gratter. C'est névrotique. L'important est de gratter. Toujours gratter. Il y a pourtant toujours des gens pour regarder de haut un camer en manque. Il y a toujours des gens qui ne se rendent pas compte que leur petit confort mental est la meilleur des héroïne et la première des polices. Un tirait de plus à ajouter à la longue liste des questions à la con.

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